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·28 février 2025
Vincent Labrune : « Un petit groupe d’individus s’est organisé pour nuire aux intérêts du football français »
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·28 février 2025
Vincent Labrune contre-attaque. C’est le titre choisi par le quotidien l’Equipe pour sa « UNE » du jour. Comme à chaque fois qu’il se retrouve en difficulté, le président de la LFP a décidé de se confier à un journaliste précis, Etienne Moatti, pour défendre son bilan mais aussi régler ses comptes. Tout ça en affirmant « agir en responsabilité et ne pas [se] soucier [des] querelles partisanes« , estimant même que les fuites du conseil d’administration du 14 juillet « ont donné une image déplorable du football français« . « Personne n’en sort grandi« , ajoute-t-il.
Ce qui n’a pas empêché l’ancien publicitaire de se payer Jean-Michel Roussier, le président du Havre, par exemple. « Le fait générateur (des problèmes du football français, NDLR), c’est Mediapro, qui était dirigée par celui qui est désormais un président de club salarié qui s’évertue à expliquer que les difficultés du football français sont de notre faute, assène Vincent Labrune, dans l’Equipe. À la suite de l’accord Mediapro, qui nous promettait 1,2 milliard d’euros de revenus annuels sur quatre ans, les clubs ont en effet augmenté leur masse salariale de 400 millions d’euros. C’est pour cela que l’on ne gère avec Arnaud Rouger qu’une situation de crise depuis leur défaillance. »
Pour Vincent Labrune, il faut « désormais renforcer le pouvoir de régulation de la DNCG afin que les clubs comprennent notamment qu’ils doivent réduire leur masse salariale« . En d’autres termes, l’heure est aux vaches maigres, la faute aussi à des revenus à la baisse depuis son intronisation à la tête de la LFP en 2020. Et en dépit des critiques, Vincent Labrune martèle n’avoir qu’une « seule boussole » : « l’intérêt général« .
Dave Winter/Icon Sport
Le tout dans un contexte qu’il estime difficile, la faute à « un petit groupe d’individus, depuis 2024, qui s’est organisé pour nuire aux intérêts du football français en général, aux miens en particulier, et à ceux du président du PSG« . Faut-il y voir une critique à peine voilée à l’encontre de Joseph Oughourlian, leader de la fronde depuis l’été dernier ? « Ce sont ceux qui n’ont jamais accepté le résultat de l’élection de septembre dernier où je rappelle que j’ai été élu à 86 %« , répond Vincent Labrune, en insistant sur sa légitimité. Sans avoir fait campagne contre lui, Joseph Oughourlian avait fait le choix de se retirer du conseil d’administration de la LFP en septembre dernier, dénonçant alors « un simulacre d’élection« , avant même l’issue de celle-ci.
De son côté, Vincent Labrune estime que la situation actuelle du football français n’est pas si dramatique que cela : « Nous vivons une crise des droits domestiques alors qu’en parallèle on bat des records d’affluence dans les stades et sur le digital, on a plein de nouveaux partenaires et de nouveaux investisseurs comme Essilor, McDo ou la famille Arnault, on est la compétition préférée des Français et on est le plus grand vivier de talents au monde. Donc le futur peut être brillant. » C’est ce qui s’appelle faire preuve d’un sacré brin d’optimisme ou d’aveuglement selon le point de vue.
Crédits photo : Hugo Pfeiffer/Icon Sport
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