Super League – L’UEFA voudrait diviser les 12 clubs et Al-Khelaïfi œuvre un apaisement

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Le fameux projet de création d’une Super League européenne, s’est finalement concrétisé dimanche soir. Cela malgré les communiqué de la FIFA avec la signature des 6 confédérations (AFC pour l’Asie, CAF pour l’Afrique, Concacaf pour Amérique du Nord, Amérique Centrale et Caraïbes, CONMEBOL pour l’Amérique du Sud, OFC pour l’Océanie et UEFA pour l’Europe) et de l’UEFA afin de s’y opposer et lancer une menace : les joueurs participant à cette Super Ligue ne pourraient plus participer à leurs compétitions (en club comme équipe nationale). Mais l’UEFA n’a pas encore dit son dernier mot et cherche encore à arrêter ce projet. L’Equipe fait le point ce mardi avec un angle « d’attaque » de l’instance et le travail de Nasser Al-Khelaïfi, président du Paris Saint-Germain, pour un retour à une situation apaisée.

« Il se murmure que l’Atlético de Madrid et Manchester City pourraient être les moins solides. »

« Après avoir vécu un énorme camouflet, l’UEFA devrait s’atteler à diviser le camp adverse. ‘La stratégie va être de convaincre certains, parmi les moins convaincus, de lâcher l’affaire et de revenir dans son giron avec la promesse de ne pas subir de sanction, avance un proche du dossier. Si vous parvenez à en sortir deux ou trois, c’en est fini d’un projet qui a tout de même été lancé de manière assez désordonnée.’ Dans les couloirs de l’UEFA, il se murmure que l’Atlético de Madrid et Manchester City pourraient être les moins solides et les premières cibles potentielles. S’il demeure dans la ligne tracée par l’instance européenne, le dirigeant qatarien se retrouve aujourd’hui à la frontière des deux camps qui s’affrontent. Par sa volonté de faire de son club l’une des dix plus grandes marques de sport au monde, Al-Khelaïfi navigue davantage dans l’univers des douze sécessionnistes, avec lesquels il est en concurrence autant sur les terrains qu’en dehors d’un point de vue économique.

« Al-Khelaïfi s’évertue à rapprocher les deux camps. »

« NAK » a bien compris que si la Super Ligue continue à s’opposer à l’UEFA, cela ne fera pas les affaires du PSG. Ainsi, depuis dimanche et les premières réunions de l’ECA, s’évertue-t-il à rapprocher les deux camps afin d’entamer des discussions pour parvenir à un accord qui satisfasse tout le monde. »

On reste toujours prudent face aux affirmations des journaux à propos de la vie interne des clubs et des instances, mais L’Equipe est relativement fiable dans le second cas. On a vu plusieurs affirmations se confirmer ces derniers mois. Et il y aurait du sens à ce que l’UEFA cherche à désolidariser les 12 clubs fondateurs en commençant par ceux dont les certitudes sont les plus fragiles. De quoi casser un peu le lancement du projet.

Même les plus déterminés seront bien embêtés si certains montrent qu’ils ne sont plus pleinement dans ce plan d’une Super League. Maintenant, rien ne dit que cet angle fonctionnera ou que l’UEFA va vraiment miser dessus. Il y a aussi celui des sanctions, avec des joueurs exclus des autres compétitions dont celles des équipes nationales, sauf qu’il n’y a rien de sûr non plus.

Quant à Al-Khelaïfi, on se réjouit de voir le président du PSG aussi investi dans l’évolution du football comme il l’avait été en France au plus gros de la crise due à l’épidémie du coronavirus. Une détermination qui est forcément remarquée et qui permet aujourd’hui d’avoir une certaine influence. On ne peut qu’espérer qu’il remportera cette bataille.