Parisfans.fr
·4 avril 2025
PSG/Angers – Luis Enrique « J’ai une confiance absolue en Beraldo. »

In partnership with
Yahoo sportsParisfans.fr
·4 avril 2025
Samedi, dans le cadre de la 28e journée de Ligue 1 2024-2025, le Paris Saint-Germain (1er) affrontera Angers (14e) au Parc des Princes (coup d’envoi à 17h, diffusion sur beIN SPORTS). A la veille de cette rencontre, le coach parisien Luis Enrique a répondu à plusieurs questions en conférence de presse.
Possible d’être champion demain, certains prédécesseurs voulaient finir au plus vite. Cela compte pour vous dans la gestion de la saison ?
Je vais répéter ce que j’ai déjà dit récemment. Je pense que nous sommes déjà virtuellement les champions. Mais il y a des circonstances qui font que cela ne se termine pas demain. Il y a des records à battre, ce sont des choses qui nous permettent de préparer au mieux les autres compétitions. On veut être le plus compétitif possible. Cela aidera à garder le niveau pour la Coupe de France et la Ligue des Champions.
Quelle gestion pour Beraldo, qui devrait remplacer Marquinhos contre Aston Villa. Il doit jouer ou se reposer demain ?
Vous verrez bien. Je n’ai pas l’intention de partager mes astuces et idées avec l’adversaire. Les joueurs sont prêts, nous sommes tous prêts.
Quels sont les avantages à être champion aussi tôt ? Une fête demain soir en cas de titre ?
Evidemment, que nous allons le fêter, si on est capable de l’obtenir demain. Le match contre Angers est une grande motivation pour fêter cela avec nos supporters, même si on est déjà champion virtuellement depuis quelques semaines. Ensuite, les objectifs continuent pour nous améliorer encore, battre des records et préparer d’autres compétitions.
Comment définir l’état d’esprit de Ramos ? C’est un modèle ?
Sans aucun doute. Gonçalo Ramos est un joueur performant, avec un grand ratio de buts par minutes jouées. On veut toujours qu’un joueur soit prêt quand il joue et on ne peut que souligner son niveau. Je suis ravi de l’avoir dans l’effectif.
A quel point c’est important pour Beraldo ou un jeune joueur de traverser une situation difficile pour grandir ?
C’est ce qui se passe avec tous les joueurs. Il peut y avoir des problèmes au fil des matchs. C’est un joueur très jeune, qui est arrivé durant l’hiver la saison dernière et s’est vite adapté. J’ai une confiance absolue en Beraldo. Il a les qualités, ce qu’il transfert, sa sérénité. C’est très positif de l’avoir.
Pourquoi Beraldo est privilégié à Hernandez ? Hernandez n’est pas à 100% ?
Vous êtes le journaliste, avec votre place et moi je suis à la mienne, celle de coach. Je choisis en fonction de l’état des joueurs. C’est très complexe. Il ne s’agit pas de faire confiance à un joueur et un autre non. Les joueurs participent, ils ont du temps de jeu. Je veux tirer le meilleur de mes joueurs.
Un mot sur le trophée de la Coupe du Monde des Clubs et cette compétition ?
Tout d’abord, le trophée m’a plu. Il faudra aller à la gym pour le porter, il est lourd (sourire). Ce sera une compétition qui peut peut-être s’installer parmi les meilleures au monde. J’ai joué la Coupe du Monde et c’était incroyable. C’est un format attirant avec les clubs. On aura l’honneur d’être aux Etats-Unis, ce sera une compétition motivante pour tous.
Doué a pris une autre dimension ces dernières semaines ?
Je pense que vous avez beaucoup parlé de Doué dernièrement et c’est très différent de ce que vous disiez avant. Vous le critiquiez, pas moi. Je ne vais pas changer. Il est très intelligent, mâture pour son âge. Il sait qu’il ne faut pas s’arrêter sur ce qui est dit.
Où situez vous Doué dans le football mondial ? Il est dans le top ?
Je ne peux pas faire un classement, je ne connais pas profondément tous les autres joueurs. Je connais mes joueurs.
Vous pensez que le PSG sera meilleur la saison prochaine ?
J’en ai déjà parlé, je n’ai rien à ajouter.
Campos n’a pas encore prolongé au PSG ? Comment le vivez vous ?
J’aimerais qu’il continue, j’ai démarré le projet avec lui et j’aimerais le finir avec lui.
Le PSG impressionne dans le monde, il reflète votre philosophie, qu’avez vous fait dans ce projet ? Vous avez changé aussi personnellement ?
Les projets auxquels on participe sont toujours différents. On met en place une idée, il faut que les joueurs appréhendent mais on doit aussi s’adapter. Je pense que l’évolution que nous avons dans cette recherche constante d’amélioration passe par des questions, la recherche de solutions. Je ne sais pas ce qui a changé. Mais chaque projet est différent.
Comment avez-vous vu la préparation de Dembélé évoluer ? Pourquoi il a eu besoin de ce temps ?
Je pense que nous avons tellement parlé d’Ousmane…Je me souviens avoir parlé dès l’an dernier de la merveille qu’est Dembélé, même sans les buts. N’importe quel fan de football est prêt à payer pour le voir jouer. Il a ses capacités pour passer, dribbler, tirer, avec les deux pieds, le pressing qu’il fait…C’est une merveille. C’est une grande évolution d’un joueur déjà très fort. Il n’y a pas un autre joueur comme lui.
Que pensez-vous du football brésilien ? Il y a une grande différence avec l’Europe ?
Je ne peux pas beaucoup parler encore, je vais connaître très bien Botafogo pour cet été. Mais c’est une évidence, plusieurs joueurs de la sélection joue en Europe. C’est un grand pays de football. Mais je ne peux pas être plus précis. La Coupe du Monde des Clubs donnera des éléments. Nous avons des avantages en Europe.
Contre Aston Villa, vous allez retrouver Unai Emery et Marco Asensio. Cela leur donne un avantage qui peut faire la différence ?
Il n’y a pas d’avantage ou inconvénient. Je sais qu’Unai Emery a une grande capacité pour analyser l’adversaire et améliorer son équipe. Il a fait ses preuves avec plusieurs équipes. Il a remporté des trophées européens. Nous savons quel type d’adversaire nous allons affronter.
C’est une équipe plus complète que l’an dernier. Mais ils ne vont pas gagner parce qu’Unai Emery me connaît, ni l’inverse. Ce seront deux équipes de haut niveau qui se battent pour aller en demi-finale.
Les records en objectifs, dont l’invincibilité ?
Oui, des records ne m’intéressaient pas jusqu’à aujourd’hui. Mais aujourd’hui, oui ce peut être une motivation. Comme le fait d’être invincible. C’est aussi une bonne façon de préparer les autres compétitions. Être le seul club invaincu sera intéressant.
Quel regard sur l’évolution de Dembélé ? Quels ont été vos mots pour en faire un finisseur ?
Je ne sais pas, il faut lui demander. C’est évident que sa position a une influence. Mais du côté droit, à gauche…Les grands joueurs peuvent jouer partout. Il a surpris beaucoup de monde, mais pas nous car il a les qualités pour le faire. Ce sera intéressant à voir la saison prochaine aussi. On espère que cela se passe chez nous et on espère qu’il va rester.
Important de proposer du beau jeu à la Coupe du Monde des Clubs ?
On n’a pas parlé de cela avec les joueurs, on pense au match de demain. Notre énergie est là. Mais on représentera la France, c’est une motivation en plus. On veut montrer que l’on est compétitif. On aimerait être une référence dans le monde. Mais on a le temps pour y penser.
Dans votre planification, votre équipe est point idoine que la suite soit du bonus ? Ou l’équipe est encore loin de son maximum ?
Je suis toujours optimiste. On peut toujours améliorer de nombreux aspects du jeu. Les joueurs peuvent toujours s’améliorer. On veut que ce que l’on travaille à l’entraînement se voit en match, sinon on change. Dans un sport collectif, c’est difficile d’atteindre le maximum. Dans la planification de la saison, on prévoit de s’adapter.
On m’a critiqué parce que j’ai fait des rotations, mais cela a porté ses fruits.
Les buts concédés après des duels aériens perdus, c’est un problème identifié ?
C’est le football. Cela arrive de prendre des buts. Ce n’est pas préoccupant. Il y a des erreurs, cela se corrige. Mais dans le football, il y a de nombreuses situations que l’on veut contrôler. On sait que notre équipe n’est pas sensationnelle dans la défense sur coups de pied arrêts puisque les joueurs choisis se sont pas pris sur ce critère. Mais je veux joueurs de qui puissent à domicile à ou l’extérieur avec qualité. La taille ne fait pas tout dans le football.
Je veux un jeu attirant. Il y a des situation de jeu, des inattentions, cela arrive. Je veux bien des joueurs de 2 mètres qui peuvent jouer comme Vitinha, mais je n’en vois pas. Il y a eu Zidane, mais il est à le retraite.