Portrait : Jonas Martin est « le type de joueur que l’on déteste affronter » | OneFootball

Portrait : Jonas Martin est « le type de joueur que l’on déteste affronter »

Logo : Le Petit Lillois

Le Petit Lillois

Nouvelle recrue du LOSC, Jonas Martin débarque libre en provenance du Stade Rennais pour apporter toute son expérience aux Dogues. Zoom sur une figure bien connue de la Ligue 1 Uber Eats.

Né à Besançon le 9 avril 1990, Jonas Martin a été formé par le Montpellier Hérault avec qui il a découvert les joutes du monde professionnel et un premier trophée. Aux côtés de Younès Belhanda, Rémy Cabella ou Benjamin Stambouli, il a remporté la Coupe Gambardella en 2009 tout en étant élu meilleur joueur de la finale. Trop jeune pour s’imposer, il a été prêté à Amiens et n’a donc pas connu le sacre montpelliérain en Ligue 1. Une possible désillusion pour lui avant qu’il ne devienne un incontournable de l’effectif professionnel. Pour vivre autre chose, il s’est lancé dans une toute nouvelle expérience à l’étranger en rejoignant le Real Betis en juillet 2016. Un échec pour Jonas Martin qui est rentré au pays un an plus tard pour porter les couleurs du RC Strasbourg. Un joli rebond alors qu’il s’est offert une Coupe de la Ligue BKT au Stade Pierre Mauroy en 2019 avant de signer avec le Stade Rennais l’été suivant. Un passage en Bretagne que Le Petit Lillois tente de décrypter grâce aux réponses des spécialistes rennais de Rouge Mémoire afin de se faire une idée sur son apport potentiel chez les Dogues.

Arrivé en Bretagne en septembre 2019, Jonas Martin était une recrue destinée à remplacer Benjamin André, parti rejoindre le LOSC le même été. Dans ce rôle, le Montpelliérain a déçu alors que les pépins physiques se sont succédés et qu’une blessure à la cuisse lui a fait manquer 28 rencontres toutes compétitions confondues lors de l’exercice 2019-2020 : « On avait attendu cette recrue vouée à succéder à Benjamin André tout l’été. Au final, son arrivée fut passée un peu inaperçue car sa signature est intervenue le même jour que l’arrivée de Raphinha, le dernier jour du mercato 2019. Au final, c’est Eduardo Camavinga qui avait repris le flambeau pendant que Jonas Martin a multiplié les indisponibilités lors de ses 2 premières saisons rennaises. »

Malgré tout, Jonas Martin est parvenu à surmonter ces déconvenues pour s’imposer dans le système de Bruno Genesio. Aligné en 6, soit en sentinelle soit dans la position d’un milieu relayeur, il a fait preuve d’une abnégation sans faille à chacune de ses sorties : « Sa qualité numéro 1 est son état d’esprit. Le type de joueur qu’on adore avoir dans son équipe mais que l’on déteste affronter. A ce niveau là, il est de la même veine qu’un Benjamin André ». Des similitudes avec le pitbull des Dogues qui pourraient jouer en sa défaveur et justifier sa position de quatrième homme dans la hiérarchie des milieux de terrain : « Je ne connais pas trop les schémas préférentiels de Fonseca. (…) Néanmoins je le (Jonas Martin, ndlr) vois mal être associé à Benjamin André dans une équipe qui aurait vocation à jouer un football offensif. A mon avis, ce sera soit l’un soit l’autre ».

Finalement devancé dans la hiérarchie par Baptiste Santamaria, Flavien Tait et Lovro Majer, le Stade Rennais a pris la décision de laisser Jonas Martin partir à l’issue de son contrat afin d’offrir du temps de jeu au prometteur Lesley Ugochukwu. Néanmoins, ce n’est pas pour autant une mauvaise recrue que vient d’enregistrer le LOSC : « Indéniablement Lille fait un bon coup. C’est un joueur plus qu’utile dans un effectif. Le seul doute qui plane au dessus de lui, c’est son état physique, il n’a été sur pied qu’une saison sur 3 en Bretagne. Mais lorsque que cela a été le cas, il fut un élément important ». Recruté libre, c’est un maigre risque qu’a pris le LOSC en enrôlant le milieu de 32 ans qui apportera toute son expérience hors du terrain. Un peu comme a pu le faire Jérémy Pied lors de son passage à Lille d’août 2018 à juillet 2022 : « J’ai le sentiment que dans le vestiaire il était apprécié de tous et sur le terrain il a un certain leadership. Ses récupérations, ses duels remportés et son pressing donne souvent le ton de l’expression collective de l’équipe dès les premières minutes de jeu ».

Mentionné dans cet article

À propos de Publisher