CoeurMarseillais
·14 janvier 2026
OM – Dugarry rend hommage à Rolland Courbis

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Christophe Dugarry s’est confié suite au décès de Rolland Courbis, qu’il a cotoyé pendant de longues années. Le champion du Monde 1998 affirme que Rolland Courbis « a énormément compté dans ma carrière ».
Ce lundi, Rolland Courbis est décèdé à l’âge de 72 ans et les hommages sont déjà nombreux pour l’ancien coach. Le président de l’Olympique de Marseille, Pablo Longoria a confié que c’était : « une grande perte pour le football français ».
Dans l’émission « Rothen s’enflamme » sur RMC Sport, Christophe Dugarry a rendu hommage à son ancien coach à Bordeaux (1992-1994) et Marseille (1997-1999). Il est d’abord revenu sur les derniers jours précédant son décès.
« On va essayer de lui rendre hommage de la meilleure des façons, parce qu’il le mérite, et il va nous manquer […] ça a été un choc ce matin, il m’a envoyé un message il y a quatre jours pendant qu’il était à l’hôpital, en disant qu’il s’ennuyait. J’étais aussi à la clinique parce que j’ai eu mon cinquième enfant, et j’ai eu ma fille après quatre garçons. Je lui ai dit ‘dès que ma femme est sortie de la clinique, je t’appelle, et on parle de tout ça’. Et malheureusement, j’avais l’intention de l’appeler, et est arrivé ce qui est arrivé. Ça me laisse encore plus de regrets de ne pas l’avoir entendu une dernière fois »
Christophe Dugarry est revenu sur sa relation avec Rolland Courbis entre « deux têtes de cons ».
« Non, ça n’a pas été facile, mais quand tu as été 150 fois avec lui, imagine tout ce qui s’est passé. Il s’est disputé avec beaucoup de mecs qu’il a à peine croisé, alors imagine avec moi… 150 matches où on s’est côtoyé, deux têtes de cons par moment… Ça a été parfois compliqué, mais il a énormément compté dans ma carrière, lui et Aimé Jacquet. Ce sont les deux coaches qui ont le plus compté dans ma carrière, et qui ont été décisifs. Quoi qu’on en dise, Rolland (Courbis) a été un grand entraineur. J’ai toujours pensé qu’il y avait des grands entraineurs qui pouvaient ne rien gagner, et des entraineurs qui avaient gagné des choses que je trouvais, moi, totalement ridicules et pas bons. C’était un grand entraineur. Il s’est parfois perdu parce qu’il n’aimait pas qu’entrainer. Il m’a fait venir à Marseille, découvrir ce que c’était que cette ambiance, cette ville. Il a fait l’homme que j’ai été. A Bordeaux aussi, j’étais un jeune joueur et il a fallu apprendre beaucoup de choses, montrer du caractère, avaler certaines couleuvres. Puis, partir de Marseille aussi avec les problèmes que j’ai connus là-bas… Il a fait aussi de moi l’homme que je suis aujourd’hui. On s’est beaucoup fâchés, disputés, mais j’adorais parler avec lui, et c’était quelqu’un de très important. Ça a été un peu un papa du foot pour moi. Quand j’avais des doutes je l’appelais, et il me donnait son avis »
Le football français perd une personnalité forte. Après Jean-Louis Gasset, c’est une seconde perte en quelques jours.
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