OL – OM : la vraie rivalité de la Ligue 1 ? | OneFootball

OL – OM : la vraie rivalité de la Ligue 1 ?

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Ce dimanche, l’OL accueille l’OM au Groupama Stadium, dans un choc où la tension est électrique et l’air souvent irrespirable. Si l’Olympico est désormais un classique du football français, cette rivalité n’a pas toujours autant fait chauffer les esprits qu’aujourd’hui. Pourtant ni historique ou géographique, la rivalité entre l’OM et l’OL est maintenant bien ancrée à tous les étages.

L’OL et l’OM au coude-à-coude sportivement

Depuis quelques années, l’Olympico offre aux amoureux de football des rencontres des plus tendues. Souvent animés, ces matchs offrent leur lot de rebondissements, que ce soit sportivement ou en dehors. À vrai dire, difficile d’expliquer comment cette rivalité est née, tant elle n’a pas d’origine historique ni géographique.

Si l’OL a son traditionnel derby face au voisin stéphanois, l’OM a à faire (historiquement) aux Girondins de Bordeaux et au PSG pour le Classique de la Ligue 1. Leurs grands ennemis ne jouent plus dans la même cour, avec un Saint-Étienne luttant pour le maintien et un PSG ultra-dominant. Alors, depuis le début des années 2000, la rivalité entre les deux Olympiques ne cesse de s’accroître.

Si les Parisiens survolent le championnat de France, qu’en est-il alors de la seconde place de la Ligue 1 ? Terminant souvent à quelques points d’écart l’un de l’autre au classement, l’OL et l’OM se disputent souvent cette place, alimentant ce duel. Semblables sur le plan sportif, c’est bien pour ça que tout les oppose, et cette rivalité ne semble pas prête de s’estomper.

Une animosité entre dirigeants…

S’il y en a un qui participe à créer puis alimenter cette rivalité entre les deux Olympiques, c’est bien Jean-Michel Aulas. Les années passent, et le président lyonnais trouvent systématiquement un nouveau bouc-émissaire en la personne de son homologue marseillais.

Après une passe d’armes avec Pape Diouf dans les années 2000, au sujet de la non-venue de Ribéry à l’OL, c’est Vincent Labrune qui en a pris pour son grade. En 2015, lors des incidents autour du retour de Mathieu Valbuena au Vélodrome, Jean-Michel Aulas va jusqu’à traiter son homologue de « guignol ». En réponse, l’ex-président de l’OM monte un dossier contre Aulas auprès de la FFF au sujet des arbitres, le traitant de « faux-cul ».

Vient ensuite Jacques-Henri Eyraud, qui a pris la relève, n’hésitant pas à tacler le dirigeant lyonnais dans la presse. Ne se laissant pas faire, Aulas rétorque immédiatement sur ses réseaux sociaux, et chacun se répond coup-sur-coup. La LFP est alors obligée d’appeler au calme.

La stratégie de Jean-Michel Aulas a été payante puisque l’Olympico est désormais le match le plus attendu de la saison… Toutes ces joutes verbales participent à alimenter la rivalité entre les deux Olympiques : joueurs et supporters se rangent derrière leur président, et font de l’autre une cible privilégiée.

… accentuée par les joueurs et les supporters

Que ce soit sur la pelouse ou dans les tribunes, la tension est palpable lors de ces rencontres. Si elles se montrent toujours indécises et passionnantes, le constat est implacable : les supporters ont toujours été gâté. Il faut dire que les confrontations entre l’OL et l’OM sont souvent très prolifiques. Difficile de ne pas penser au mythique 5-5 de 2009, dans un match des plus fous de l’histoire de la Ligue 1.

Les supporters sont toujours au rendez-vous pour rendre ce match aussi bouillant. Si le Vélodrome avait impressionné pour les 120 ans du club, les limites sont très souvent dépassées… De la finale de l’Europa League en 2018 que l’OM est venu disputer dans l’antre de l’OL, suivra le chant « Aulas, on va tout casser chez toi », et des dégâts considérables. Que dire du retour de Mathieu Valbuena au Vélodrome en 2015 ? Perçu comme un traître par les supporters phocéens, il verra une potence dressée dans les travées. La venue de Rudi Garcia l’an passé en tant que coach de l’OL fut tout aussi animée.

« Les Lyonnais le paieront ! » menaçait Florian Thauvin, le 18 mars 2018

Il n’y a pas toujours de belles images lors de l’Olympico, et les joueurs sont particulièrement tendus. Dès les conférences de presse, la tension est à son comble ! À coup de déclarations à l’encontre de l’adversaire, les joueurs participent à envenimer l’atmosphère, de Payet à Lopes, en passant par Pape Gueye voulant priver les Lyonnais du titre la saison dernière, ou par un Florian Thauvin menaçant en 2018. Après une victoire lyonnaise au Vélodrome en 2018, les acteurs en viennent aux mains, déclenchant une bagarre générale.

Il n’en faut pas plus pour chauffer deux des publics les plus bouillants de l’Hexagone. Depuis une quinzaine d’années, cette rivalité ne cesse de monter sur les réseaux sociaux. Si les Marseillais évoquent encore le but refusé d’Ocampos, les Lyonnais pensent à l’exclusion (injuste) de Paquetá l’an passé. À l’approche de l’Olympico, l’ambiance se durcit entre supporters des deux camps, qui n’espèrent qu’une seule chose : la victoire pour être jugé comme le seul Olympique.

L’Olympico, avec cette rivalité de plus en plus forte, offre un choc ô combien important. Cette saison, les deux Olympiques sont tous deux dans la course à l’Europe, et 4 point séparent Marseille (4ème) de Lyon (7ème). Une victoire des hommes de Peter Bosz leur permettrait de revenir à un petit point de l’OM, tandis que les Marseillais chercheront à creuser l’écart avec leur adversaire du soir.

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