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·25 septembre 2022

OL féminin : quel bilan pour la passerelle entre les pros et l’académie ?

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Cela fait désormais un peu plus d’un an que Théo Rivrin est revenu à l’OL dans le rôle de second adjoint de Sonia Bompastor. Chargé aussi de forger une passerelle entre le groupe pro et l’académie, il dresse le bilan de cette première année.

Bien décidée à faire confiance aux jeunes joueuses issues de l’académie qui méritaient leur chance, Sonia Bompastor a régulièrement fait appel à leurs services, notamment en raison des blessures. Ainsi, depuis son arrivée à la tête de l’équipe, elle a lancé plusieurs éléments comme Laurine Baga (Fleury), Alice Sombath, Kysha Sylla ou encore Célia Bensalem. Toutes n’ont pas encore véritablement démarré leur carrière, mais par exemple, Sombath a débuté les quatre premiers matchs officiels de cette saison 2022-2023.

Cette volonté de ne pas hésiter à compter sur les éléments du centre de formation s'illustre aussi avec le travail de Théo Rivrin. Revenu au club à l’été 2021, il est le second adjoint de l'entraîneure lyonnaise, avec une tâche spécifique. “J’ai un œil attentif sur les jeunes joueuses, les jeunes pros. J’essaye de faire le lien entre l’académie et le groupe professionnel en m’y rendant le plus régulièrement possible et en échangeant au quotidien avec les staffs pour connaître les filles qui performent là-bas et si on peut faire des passerelles”, nous explique-t-il.


Récompenser les joueuses méritantes


Une politique nécessaire pour l’OL et un travail primordial pour se tenir au courant de ce qui se passe à Meyzieu (lieu où se trouve l’académie). “C’est important qu’il y ait ce lien-là. Sonia a la volonté de récompenser les jeunes joueuses talentueuses et méritantes. Mais pour cela, elle doit avoir toutes les informations de ce qui se passe en U19, mais aussi en R1 car il y a la possibilité de grimper dans le championnat D3 l’an prochain. Le lundi, je regarde les matchs qui sont filmés et souvent, dès le coup de sifflet final, j’ai un retour des différents entraîneurs, raconte Théo Rivrin. Cela me permet de connaître le contenu et de savoir qu'elles ont été les joueuses performantes. Lorsqu’elles le méritent c’est aussi important de les récompenser en les faisant venir à des séances avec nous.”

Pour parvenir à mettre cela en place de manière efficace, le maître-mot est la communication. “L’idée est d’avoir beaucoup d’échanges avec le staff de l’académie, et ensuite rendre compte de ça à Camille (Abily) et Sonia, insiste Rivrin. Il faut avoir une relation de confiance entre nous, mais ce sont des staffs qui se connaissaient déjà donc ça facilite les discussions, même si Laurie Dacquigny (directrice de l'académie depuis 2021) est plus nouvelle dans ses fonctions. Par exemple, avec Antoine Capinielli (coach groupe U20-U18), on se connaît depuis longtemps.”


Un bilan jusqu'ici positif


Un peu plus d’un an après les débuts de ce système, l’Olympique lyonnais et ses dirigeants sont visiblement satisfaits du résultat. “Cela fonctionne plutôt bien car toutes les personnes sont très à l’écoute. Après, je pense que nous, le groupe professionnel, devons fixer notre exigence envers les jeunes, et les staffs de l’académie doivent les connaître. Il est aussi important de laisser du temps aux joueuses, qu’elles ne soient pas impatientes, prévient Théo Rivrin. On doit les laisser travailler au centre, où elles sont bien encadrées."

Pour l’exercice 2022-2023, il ne devrait pas y avoir de grosses nouveautés dans la manière de fonctionner. “On va continuer sur le même système. Après, on reste attentif. On a par exemple une jeune joueuse, Alice Marques, qui est depuis le début de la saison avec nous. Elle s’entraîne avec le groupe tous les matins, mais on garde un œil sur la scolarité afin qu’elle ne loupe pas d'heure de cours. On souhaite qu’elle ait ce double projet, c'est important. Plus globalement, on veut que celles qui signent pro suivent des formations pour que cela les enrichisse personnellement, nous confie l’adjoint de Sonia Bompastor. Nous les accompagnons pour que sur le terrain et dans la vie, elles se sentent bien.”


"Cela nous semble important que les jeunes jouent", Théo Rivrin


Pour certaines, cela pourrait éventuellement engendrer de la frustration, avec des allers-retours entre les différents groupes d’entraînement, mais selon Théo Rivrin, cela n’est pas le cas. “Tout ça est défini en début de saison. Elles savent qu’en fonction de leur âge, elles peuvent être sollicitées par la réserve ou les U19. Elles ne sont pas surprises de ça lorsque ça arrive. Mais bien sûr, si une fille a été performante et qu’elle n’est pas loin d’être avec nous dans le groupe, mais qu’elle va finalement jouer en U19, ça nous arrive d’expliquer pourquoi cela est bénéfique pour elle, relate-t-il. Parfois, notre objectif est simplement qu’elle ait de la continuité entre les entraînements et du temps de jeu le week-end pour sa progression. Cela nous semble important que les jeunes jouent.” Un travail qui semble pour l’instant porter ses fruits, même si cela devra se juger sur la durée.

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