Nicolas Rabuel (VAFC) : « Je ne parle même pas de maintien » | OneFootball

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·2 octobre 2022

Nicolas Rabuel (VAFC) : « Je ne parle même pas de maintien »

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Après dix journées, le VAFC compte seize points, soit trois de moins que le deuxième, Sochaux, justement battu par les Nordistes (2-1). Un constat plaisant pour Nicolas Rabuel, qui garde toutefois les pieds sur Terre et continue de raisonner match après match, sans se projeter trop loin.

Nicolas, encore une victoire à domicile arrachée dans la douleur mais qui fait énormément de bien ?

Encore une victoire à l’énergie, il a fallu cavaler pendant 95 minutes. C’est la force du vestiaire, la force du groupe. Je reste persuadé qu’à l’avenir il nous faudra plus de maîtrise pour mieux passer les temps faibles d’un match. On va savourer tout en restant focus sur tout ce qu’on peut encore améliorer. Là aussi, le contenu amène les points. Il faut se servir des points pris, de la bonne énergie pour gagner en confiance.

Prendre des points, ça permet d’aborder les matches plus tranquillement ?

C’est le constat de la première mi-temps, on s’aperçoit que l’on fait les choses, et du coup on prend confiance. A partir du moment où on se fait égaliser, on fait moins les choses. C’était le message à la mi-temps, faites les choses pour prendre confiance, et pas l’inverse. Ils en ont plein les pieds, il faut que ça monte. Dès qu’on fait les choses, on se crée des situations, pas cinquante non plus, mais c’était un duel de costauds, ils étaient sur six victoires d’affilées. Il y a ce rapport de force psychologique. On sait que c’est fort en face, et quand on a un temps faible, peut-être qu’on l’interprète plus faiblement.

Olivier Guégan disait que cette équipe avait du cœur, c’est ce qui a fait la différence ?

Il y a du cœur, de l’énergie. Il faudra l’associer à plein de choses à l’avenir dans l’utilisation du ballon. Il peut se passer plein de choses, pour moi c’est la base.

Le deuxième but est marqué par Noah Diliberto, un joueur qui joue moins depuis un an et demi, c’est la preuve que tout le monde est concerné ?

Noah est dedans, et Noah sur le but est sur un dépassement de fonction. Il est milieu de terrain, se projette et va vers l’avant. Aujourd’hui, il a du temps de jeu, il joue, et il faut que ce soit un cycle continu pour tout le monde. Peut-être que dans quelques semaines il jouera moins, qu’un autre prendra le relais. Il y aura toujours un noyau dur, mais ce noyau peut changer. Pour que la marmite bouille correctement, il faut que tout le monde soit dedans. Je tiens beaucoup à ça. C’est l’humain avant tout.

Battre le leader, ça ne donne pas des idées pour la suite ?

On a seize points, il faut s’approcher des vingt points le plus rapidement possible.

Vous avez fixé un objectif de points sur les matches à venir ?

J’ai des challenges avec le vestiaire sur la série de quatre matches avant la coupe de France.

L’objectif est de se rapprocher le plus vite possible de ce maintien ?

Je parle de points, je ne parle même pas de maintien ou de classement. Aujourd’hui, il y a seize points. Je saucissonne la saison. Parler de maintien, c’est se projeter sur la 38e journée, réactiver des trucs du passé. Non. On regarde le prochain match, on a un challenge en interne, et voilà.

C’est une belle soirée dans l’opération reconquête du public valenciennois ?

Oui, je suis resté sur la pelouse à la fin, et j’ai pris plaisir à les regarder communier avec le public. C’est la meilleure prime de match possible.

On a aussi vu un très bon Gautier Larsonneur, comme depuis le début de la saison…

C’est pour ça, il faut que l’on soulage Gautier. Pour le soulager, il faut que l’on ait un peu plus de maîtrise. Mieux utiliser, mieux conserver le ballon par moment. Tant qu’il me fait des arrêts comme ça, ça me va, mais l’objectif est de le soulager. C’est un ensemble. C’est aussi un des objectifs du match. On savait que Sochaux était joueur, qu’ils étaient capables de se créer beaucoup d’occasions. Un des moyens de bien défendre, c’est aussi de bien garder le ballon. C’est le « step » que l’on doit franchir.

C’est toujours dans cette quête de l’équilibre entre l’attaque et la défense ?

Oui, et par moment, on n’est pas obliger d’attaquer le but adverse pour être dangereux. Juste avoir des temps de maîtrise comme lors des 25 premières minutes. On a des temps de conservation, on les impose à l’adversaire. Il faut que ça arrive plus régulièrement pour se soulager. A force, ça va déboucher sur des situations offensives, mais ça va nous sécuriser défensivement.

Propos recueillis par Arthur Lasseron

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