Nicolas Paolorsi : “On en a connu des crises aux Girondins de Bordeaux mais celle-là, il y a un véritable sentiment d’impuissance” | OneFootball

Nicolas Paolorsi : “On en a connu des crises aux Girondins de Bordeaux mais celle-là, il y a un véritable sentiment d’impuissance”

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« C’est particulier parce qu’on en a connu des crises aux Girondins de Bordeaux mais celle-là, il y a un véritable sentiment d’impuissance. Autant sur les précédentes crises, on savait qu’il y avait un problème d’effectif, qu’il y avait un problème avec la direction, qu’il y avait une ambiance pesante autour du club. Là, ce n’est absolument pas le cas. Il y a un club en pleine reconstruction, il y a une vraie dynamique qui est insufflée par le nouvel actionnaire Gérard Lopez, par le directeur sportif Admar Lopes, avec de nouveaux joueurs, ils ont beaucoup recruté. On pouvait se dire que ces joueurs n’étaient pas atteints par la sinistrose ambiante qu’il y avait à Bordeaux ces dernières saisons. On a pour la première fois un coach que l’on sent un peu démuni. Bordeaux est 18ème de Ligue 1. Bordeaux est la pire défense de Ligue 1, ils en prennent 5 contre Strasbourg, 3 contre le PSG, 3 à Metz. C’est dans ce secteur de jeu où les Girondins sont complètement à la rue car en attaque, Bordeaux est la 6ème attaque de Ligue 1. Bordeaux produit du jeu mais défensivement le club n’y arrive pas. On a un Petkovic qui tâtonne complètement. Ça peut s’expliquer par la défaillance de certains cadres dans ce secteur de jeu. On peut penser à Laurent Koscielny qui est souvent blessé, souvent absent, qui est moins performant. À Mexer qui joue avec un seul genou, qui a des problèmes récurrents à un genou depuis qu’il est arrivé aux Girondins de Bordeaux, qui rejoue un peu cette saison mais ce n’est pas encore ça. Il y a Enock Kwateng qui est en souffrance sur le côté droit. Les recrues à gauche peinent à s’imposer. On a un choix tactique du coach de jouer à 4 défenseurs alors qu’il y a des profils de latéraux qui sont plutôt des pistons, ça peut expliquer cette fragilité défensive. C’est très difficile d’expliquer cette crise. Ce qu’on peut dire c’est que cette défaite à Strasbourg a fait du mal. Le vestiaire a vraiment été très touché car c’est un match qu’ils avaient vraiment ciblé. Même si dans les déclarations d’après-match, Jimmy Briand dit qu’ils vont faire quelque chose contre Lyon, on a senti que les joueurs avaient pris un vrai coup sur la tête et qu’il va falloir se relever rapidement. Cette semaine à 3 matches a été ciblée par Petkovic, ciblée par les cadres, ciblée par les joueurs et quand tu fais 3-3 à Metz en menant 2 fois au score, et que tu en prends 5 à Strasbourg, c’est très dur »

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