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Lyon, Aulas : "On m'appelait Steve McQueen"


Jean-Michel Aulas est un personnage du football français. Un personnage qui divise tant il est apprécié par certains et détestés des autres, mais un acteur majeur du football hexagonal lors des deux dernières décennies. Dans une interview accordée à L'Equipe retraçant sa jeunesse avec quelques anecdotes, Jean-Michel Aulas a également fait un bilan de son passage depuis son arrivée à la tête de l'Olympique Lyonnais.

"La vie était plus belle qu'aujourd'hui ? Elle était plus belle, parce qu'insouciante ! Là, vous menez 3-1 contre Montpellier et vous allez prendre un but dans les deux minutes de temps additionnel qui fait que ça peut se transformer en 3-3. Il n'y a jamais de moment... À Barcelone, pour le repas officiel, les dirigeants nous ont emmenés à l'opéra de la ville, on a déjeuné sur la scène ! (Il montre la photo.) Mais après il y a le match (8es de finale retour de C1), la punition immense à 5-1, quand on décortique les faits de jeu. Et le soir, le lendemain, il faut convaincre l'entraîneur qu'on va gagner la Coupe de France, qu'on va se qualifier pour la Ligue des champions", a avoué Jean-Michel Aulas.

"Il ne me manque presque rien"

"Les gens me pensent grande gueule parce que je défends l'institution OL, mais je ne suis pas du tout ça dans la vie. Je suis un épicurien au sens où une belle photo comme celle-là, la rencontre avec Bill Gates ou Michel Platini qui vient ici pour le match de Barcelone, j'en suis beaucoup plus fier que de plein d'autres choses. En plus, j'ai mon petit-fils qui est né alors que j'étais à Moscou, entre le huitième de finale et le quart de la Coupe du monde. J'ai fait l'aller-retour pour le voir, et aujourd'hui il ne me manque rien", a ajouté le président des Gones.

"Oui, presque rien (il sourit). Il ne me manque que la Ligue des champions masculine. Aujourd'hui, sur le temps long, tous les gens pensent que je suis quand même pour quelque chose dans le développement de Lyon, de la CEGID. Il y a une affection, même à Paris. J'allais dire : les gens m'adorent. C'est peut-être un peu excessif mais il y a un vrai respect de partout, donc ça me suffit", a conclu Jean-Michel Aulas à ce sujet.

Le président de l'OL a révélé un surnom qu'il avait plus jeune avec une anecdote croustillante : "À l'époque, j'avais un surnom, parce que j'avais les cheveux courts : on m'appelait Steve McQueen. C'est un peu prétentieux de le dire, mais comme on se dit tout... J'étais sans contraintes et heureux. Une référence à la voiture que j'avais abimé en rentrant d'un bal ? J'étais en vacances chez mes grands-parents maternels, à Vallon-en-Sully, le pays du Grand Meaulnes. Je m'étais retourné avec la Fiat 500 en raccompagnant une jeune étudiante et j'avais eu très peur, ça avait fait beaucoup de bruit". 

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