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·28 septembre 2022

LOSC : les tops et flops du début de saison

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Au terme des huit premières journées, le LOSC se classe septième de Ligue 1 avec 13 points dans son escarcelle. Les hommes de Paulo Fonseca ont une tactique engagée, qui peut avoir parfois des effets contre-productifs. Découvrez les tops et flops du début de saison selon la rédaction du 11 Lillois.

Les tops

Une main mise sur le ballon productive

Très souvent, les hommes de Paulo Fonseca ont eu la main mise sur le ballon dans la majorité de leurs rencontres. Cette possession a permis aux Dogues de se créer de nombreuses occasions et de ne pas subir le jeu. C’était la volonté du technicien portugais : dicter le jeu et ne pas se laisser déborder par l’adversaire. On a pu observer les effets de cette philosophie sur toutes les rencontres, puisque le LOSC a marqué au moins un but lors de chaque rencontre. De plus, Angel Gomes et Benjamin André distillent les bonnes passes au milieu et sont de véritables plaques tournantes de leur équipe. En face, les adversaires sont relativement pris à la gorge, surtout ceux qui sont inférieurs aux Lillois sur le papier. C’est ce qui a permis à Lille de ne pas perdre contre des formations derrière au classement ou qui étaient largement à leur portée.

Offensivement, c’est fringuant

Depuis le début de la saison, le LOSC a inscrit 16 buts en huit matches, soit une moyenne de deux réalisations par rencontre. De fait, ce total élevé place l’attaque lilloise en quatrième position, ex-aequo avec Lyon, Lens et Marseille. Ce chiffre est la résultante d’un changement complet de philosophie de jeu. De Jocelyn Gourvennec à Paulo Fonseca, il y a un gouffre. L’entraîneur de 49 ans veut que ses joueurs se projettent vers l’avant constamment, ce qui porte globalement ses fruits. Outre la défense, l’attaque est performante et en confiance, surtout Jonathan David. Malgré quelques matches sans, l’international canadien a su trouver ses automatismes avec d’autres joueurs que Rémy Cabella. D’ailleurs, ce dernier en est déjà à quatre passes décisives distribuées, ce qui montre qu’il est à la hauteur des attentes. Autour de David, l’effectif est bien composé et efficace offensivement, ce qui doit perdurer.

Les flops

Une défense à consolider

Le risque de s’orienter vers l’attaque est de délaisser quelque peu la défense. Même si le célèbre dicton dit que la meilleure défense, c’est l’attaque, cela ne se vérifie pas à chaque fois. Avec 16 buts encaissés en huit rencontres, le LOSC est la cinquième pire défense du championnat, à égalité avec Troyes. Ces statistiques font penser à celles d’un certain Olivier Dall’Oglio, actuel entraîneur de Montpellier, qui en est lui à 19 buts marqués pour 15 concédés. Partout où il est passé, le technicien français a prôné un jeu d’attaque, tout en acceptant d’encaisser. C’est un peu le même style que l’on retrouve à Lille, même si certains errements défensifs sont évitables. Le changement de gardien, passant de Leo Jardim à Lucas Chevalier, devrait aller dans le sens de l’amélioration. Cependant, les centraux devront faire plus de rigueur, à l’image d’un José Fonte qui a semblé fatigué en ce début de saison. Les hommes de Paulo Fonseca, surtout en défense, devront s’adapter à une nouvelle façon de jouer. Pas simple.

Le LOSC doit apprendre à perfer

Si l’on regarde les résultats des Dogues dans le détail, plusieurs choses semblent évidentes. D’abord, Lille n’a jamais perdu contre moins fort que soi. En effet, les Lillois ont respectivement battu Auxerre (J1, 4-1), Ajaccio (J4, 1-3), Montpellier (J6, 1-3) et Toulouse (J8, 2-1). Leur seul match nul est arrivé lors de la deuxième journée, où le LOSC n’a pu décrocher qu’un point à Nantes (1-1). Parmi les grosses écuries que Lille a affronté, il y a le PSG, Marseille et Nice, même si le début de saison des Aiglons laisse à désirer. Contre ces trois formations, les Lillois n’ont pas renié leurs principes de jeu, mais ont dû s’incliner. C’est ce déclic que les hommes de Paulo Fonseca doivent trouver, la capacité à créer la sensation et à renverser des équipes supérieures sur le papier. Le défi sera d’autant plus important que si le LOSC veut viser l’Europe, ce genre de victoires est impératif.

Pavel CLAUZARD

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