Le très bel hommage d’Alain Giresse à Fernando Chalana : « Il était touché, parce qu’il était tellement content de venir à Bordeaux… Nous aussi on souffrait pour lui » | OneFootball

Le très bel hommage d’Alain Giresse à Fernando Chalana : « Il était touché, parce qu’il était tellement content de venir à Bordeaux… Nous aussi on souffrait pour lui »

Logo : Girondins4Ever

Girondins4Ever

Photo Icon Sport

Sur France Bleu GirondeAlain Giresse a rendu un bel hommage à Fernando Chalana, disparu à l’âge de 63 ans, et avec qui il a joué aux Girondins de Bordeaux.

« On peut dire que malheureusement, sa venue et son passage à Bordeaux n’ont pas été couronnés de réussite. Il sortait d’un Euro 84 qu’il avait magnifiquement joué, et c’est pour ça qu’il est venu à Bordeaux. Là, malheureusement, blessure après blessure, il n’a pas pu démontrer toutes ses possibilités […] S’il en était malheureusement ? Oui, complètement. Il en était triste, et c’était vraiment quelqu’un de bien, une personne tout en tranquillité, pas de problème, pas de mauvais caractère : une personne très agréable. Il était touché, parce qu’il était tellement content de venir dans notre équipe, surtout à ce moment-là… Nous aussi on souffrait pour lui, on était tristes pour lui, parce que vraiment, il ne méritait pas ce qui lui arrivait »

« Gigi » le rencontra également avec l’Equipe de France face au Portugal.

« A ce moment-là, c’était un adversaire qui nous a posé vraiment beaucoup de problème (sourire). Il était vraiment au summum de sa forme, et il avait vraiment un talent. Ce n’était pas quand on le voyait un grand athlète – enfin, je dis ça, mais je ne suis pas très grand non plus – sur le plan musculaire il n’était pas très développé, et c’est aussi pour ça, avec le rythme de la compétition en France, que musculairement il n’arrivait pas à pouvoir enchainer des durées de matches et des compétitions, malheureusement ».

Puis il se souvint évidemment de ce quart de finale contre Dniepropetrovsk, où il tira son penalty du droit.

« C’est du Fernando… On l’a vu partir pour aller frapper ce dernier penalty. Quand on le voit prendre sa position comme un droitier, lui qui était gaucher, là, oh lala… On était un peu interpellés… Il a mis ce tir au but. Ça nous a permis de nous qualifier, on lui a tous sauté dessus. Trop même puisqu’une fois qu’on s’est relevé, lui ne se relevait pas… Il était un peu étouffé. Et on lui a demandé ce qu’il nous avait fait… Il nous a répondu ‘eh quoi, pourquoi ?! Il n’y a pas de problème !’. Il nous avait donné la peur de notre vie. C’était Fernando, il faut du génie. Il avait cette confiance en lui. C’était le jeu… Il n’était pas stressé, pas obsédé par le résultat, et il développait le talent naturel qu’il avait […] Un mot pour le qualifier ? Il avait du génie, c’était tellement facile de jouer avec lui parce qu’il sentait le foot. Et en même temps, pour moi qui suis triste de son décès, c’était quelqu’un de bien, avec qui on avait plaisir à être avec lui. Il était vraiment bienveillant avec les autres. Pour moi, c’était vraiment une très belle personne ».

Mentionné dans cet article

À propos de Publisher