Le retour des Bleus, l'arrêt de Martinez sur Kolo Muani, les pénaltys, Messi...Les confidences de Scaloni sur la finale du dernier Mondial | OneFootball

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·5 février 2024

Le retour des Bleus, l'arrêt de Martinez sur Kolo Muani, les pénaltys, Messi...Les confidences de Scaloni sur la finale du dernier Mondial

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Lionel Scaloni, le sélectionneur de l'Argentine, s'est refait le film de la finale de la dernière Coupe du monde contre l'équipe de France.

Le 18 décembre 2022, Lionel Scaloni a permis à l'Argentine de remporter sa troisième Coupe du monde au terme d'une finale mémorable contre l'équipe de France (3-3, 4-2 tab). Une finale sur laquelle est revenue Lionel Scaloni pour France Football. Il révèle notamment qu'il n'a jamais été serein, même à 2-0 quand son équipe marchait sur celle de Didier Deschamps : "Une minute avant le penalty qui permet à la France de revenir à 1-2, on faisait tourner le ballon et le public a commencé à lancer des "Olé, olé". Je n'aimais pas ça, j'avais une sensation étrange... Je l'ai vu venir, je l'ai vu venir... Il s'est passé exactement ce que nous, entraîneurs, on déteste. On passe des heures à analyser, étudier, prévenir nos joueurs, à leur répéter : "Attention, soyez vigilants, ce genre de choses peut arriver..."Et là, en une poignée de secondes, ce n'est plus le même match. Je me suis retourné et j'ai dit à Pablo (Aimar, son adjoint) : "Tu vois ce que je t'avais dit, cette équipe n'a pas besoin de grand-chose pour marquer." Mais que voulez-vous y faire ? Dans ce cas-là, ça ne sert à rien de ressasser, le plus important est de se relever."


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Il poursuit : "Deux à zéro est un résultat trompeur, car il te donne des ailes, tu as la sensation d'avoir fait la différence. Mais l'équipe qui revient à un but reprend espoir, tandis que celle qui gagne se dit : "Putain, j'avais la victoire à portée de main et maintenant tout est remis en cause." Ensuite, on n'a pas eu le temps de réagir. On savait qu'ils chercheraient à transmettre rapidement à Mbappé à la récupération. C'était bien huilé chez eux. Mbappé s'est appuyé sur (Marcus) Thuram et il a marqué un but spectaculaire, l'un des plus beaux en finale de Coupe du monde. Ils n'ont eu besoin que de quatre passes pour conclure. Quel golazo ! Je me suis alors dit : "Que le football peut être injuste !" À ce moment-là, les Français semblaient avoir plus de chances que nous de gagner, car ils revenaient de nulle part. Quelques minutes auparavant, c'était fou de penser que ce match puisse nous échapper."

Scaloni se refait le film de la finale !

Le coach de l'Albiceleste n'a bien évidemment pas échappé à une question sur l'arrêt d'Emiliano Martinez devant Randal Kolo Muani : "Sincèrement, je ne me souviens pas bien de l'arrêt de "Dibu" (Emiliano Martinez) face à Kolo Muani. Évidemment, j'ai vu ça comme une belle occasion pour la France, mais ça ne m'a pas paru si criant sur le moment. Après, quand je l'ai revu, bien sûr que cela m'a paru miraculeux. Mais pendant le match, je n'ai pas du tout eu ce sentiment. En plus, derrière on a une contre-attaque, sur laquelle Lautaro (Martinez) a la possibilité de marquer. Ça, je m'en souviens davantage, car on n'est pas loin de repasser devant."

Ensuite, il a passé en revue la séance de pénaltys : "On s'était entraînés à tirer des penaltys les jours précédents, mais ça n'a rien à voir de le faire sur le terrain de l'université du Qatar et lors d'une finale de Coupe du monde. Que ce soit contre les Pays-Bas en quarts ou face à la France, j'avais plus de volontaires qu'il ne le fallait. Sept ou huit joueurs voulaient y aller, personne ne s'est caché et j'en suis fier. Envoyer tirer un joueur qui ne le sent pas, c'est terrible. Dans le but, "Dibu" est quelqu'un qui rayonne, qui transmet son optimisme aux autres. Face à la Colombie (1-1, 3-2 aux t.a.b. en demies de la Copa America 2021) ou contre les Pays-Bas durant cette compétition, il avait dit qu'il arrêterait deux tirs et il a tenu sa promesse à chaque fois. Dans ces moments-là, on a l'impression qu'il devient plus grand, plus imposant et que le but rétrécit. C'est un énorme plus pour l'équipe, un vrai luxe de l'avoir. Après, il a su ressortir ce qu'il avait appris sur le potrero (le terrain vague), dans son quartier, pour essayer de déconcentrer ses adversaires, tout en respectant les règles. Grâce à lui, nos tireurs ont pu se présenter face au gardien français (Hugo Lloris) avec sérénité."

Et enfin, il a conclu sur la victoire finale : "J'ai ressenti une satisfaction absolue, celle d'avoir remporté un titre que seuls quelques entraîneurs ont pu obtenir (...) Mais c'est difficile à décrire, il faut le vivre pour le comprendre. l y a peut-être eu des finales plus belles en termes de jeu, mais en termes de scénario, celle-ci est extraordinaire. Ce qui m'a plu, c'est qu'aucune des deux équipes n'a eu peur de perdre, une crainte pourtant très présente dans le monde actuel (...) J'étais également super content que Leo puisse enfin brandir ce trophée. Il l'a tellement mérité, après s'être tant battu pour ça."

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