Le Parc OL a du mal à mettre le Bleue de chauffe | OneFootball

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·22 février 2024

Le Parc OL a du mal à mettre le Bleue de chauffe

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Antre de l’OL, le Parc OL va accueillir vendredi la demi-finale de la Ligue des Nations entre les Bleues et l’Allemagne. Une petite consécration pour un club qui porte haut les couleurs du foot féminin en France même si l’affluence a du mal à suivre.

Il y aura toujours du rouge et du bleu vendredi soir, mais les deux couleurs traditionnelles lyonnaises seront accompagnées d’une pointe de blanc. Antre de l’OL, le stade de Décines va troquer ses habits habituels de la Ligue 1 pour une rencontre d’un calibre international. Sous les coups de 21h vendredi, l’équipe de France féminine prendra possession du Parc OL pour sa demi-finale de la Ligue des Nations. Une affiche pour les Bleues qui affronteront l’Allemagne, valeur sûre du Vieux Continent.

Pour ce rendez-vous, il y aura malgré tout un peu d’OL. Avec six joueuses du côté des Bleues et Sara Däbritz chez les Allemandes, l’OL féminin sera bien représenté pour ce match à la maison. "Avec Sara, on a déjà commencé à se chambrer un petit peu, elle essaye de savoir comment on va jouer, nous confiait Eugénie Le Sommer avant le choc contre le PSG. C’est plutôt bon enfant. On sait de quoi elles sont capables."


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Une reconnaissance du travail effectué à l'OL féminin

Revenue en grâce chez les Bleues depuis l’intronisation d’Hervé Renard comme sélectionneur, l’attaquante lyonnaise devrait selon toute vraisemblance porter le brassard de capitaine en l’absence de Wendie Renard. Le Sommer, ayant dépassé la barre des 300 buts avec l’OL dernièrement, ne pouvait certainement pas rêver plus beau symbole que d’être la cheffe de file des Bleues à Décines. Meilleure buteuse de l’histoire des Fenottes et de la sélection, la Bretonne est l’incarnation de ce que peut représenter l’OL féminin et de cette première historique au Parc OL. "Ça fait plaisir. C’est symbolique pour moi d’avoir l’équipe de France ici parce que Lyon est le meilleur club français et je pense qu’on a montré qu’on était un très bon représentant de la France. C’est une belle récompense pour le club d’avoir ce match."

C’est aussi un moyen même indirect de saluer le travail réalisé depuis plus de 20 ans entre Rhône et Saône que ce soit à l’OL ou dans le bassin rhodanien pour favoriser cet essor. Les Fenottes restent bien évidemment la vitrine avec leurs 8 Ligue des champions, des dizaines de titres de championnes et l’étiquette de référence européenne et mondiale. À quelques mois des Jeux Olympiques et de deux matchs à Décines, il était donc logique de voir les Bleues effectuer une répétition. "C’est un endroit symbolique, a rappelé Hervé Renard. C'est l'endroit parfait pour jouer une demi-finale dans un stade fantastique et espérer atteindre cette finale parce qu'il va falloir, à un moment donné, briser le plafond de verre pour aller décrocher quelque chose."

Communication discrète, doublon avec la Ligue 1...

Quand les joueurs de Didier Deschamps poseront leurs valises dans la capitale des Gaules dans un mois pour un match amical, l’enjeu sera bien différent vendredi. À la recherche d’un premier titre majeur, les Bleues ont l’occasion de décrocher leur ticket pour la finale de la Ligue des Nations contre les Pays-Bas de Damaris et Daniëlle van de Donk ou l’Espagne. Cela promet donc un beau spectacle et les Françaises espèrent pouvoir compter sur le soutien populaire à Décines. "Il y a de l'enjeu, donc j’espère que les supporters répondront présents", a lancé la numéro 9 français. À la veille de la rencontre, près de 25 000 billets avaient été édités pour cette rencontre.

Un beau score, mais loin des attentes espérées au moment de choisir Décines comme théâtre de cette demi-finale. À l'instant T, le record historique des Bleues hors Île-de-France réalisé à Rennes (26 453 spectateurs) n'est pas battu, mais Jean-Michel Aulas espère bien y parvenir avec les quelques heures qu’il reste. Mais entre une communication interne assez faible et surtout un doublon avec le match de l'OL à Metz dans le même temps, la programmation laisse encore à désirer même si le vice-président de la FFF ne perd pas espoir… "Oui, j’ai pesé dans la décision du stade, a-t-il avoué dans un sourire lors de l’annonce de la liste à l’Hôtel de Ville de Lyon. On veut que ce soit un vrai stade qui salue les performances de ses équipes féminines. On veut battre le record."

Lui, le président historique, le précurseur avec Louis Nicollin du football féminin français, devrait très certainement lâcher sa petite larme au coup d’envoi. Le plafond de verre des 25 000 spectateurs aura du mal à être percé, mais cette première historique, c’est aussi la sienne, bien qu’il ne soit aujourd’hui plus sur l’échiquier lyonnais.

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