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La honte, jusqu’au bout

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Jusqu’à l’ultime rendez-vous de la saison, cette phase retour aura été un supplice pour tous les suiveurs assidus du MHSC. Car au-delà du résultat, ce sont les scénarios, les ingrédients et l’envie mis sur le terrain qui restent en travers de nos gorges.

Les mots de Jordan Ferri après la rencontre sont d’autant plus douloureux à entendre. Si, comme le dit l’ancien Gone, les joueurs en ont moins fait à l’entraînement durant la phase retour, il s’agit d’une véritable honte alors même qu’ils occupent le fameux “plus beau métier du monde.” Car jamais, ou presque, ils n’ont donné cette impression de mériter la fonction, de mériter le maillot orange et bleu.

Si Olivier Dall’Oglio, répétons-le, ne peut être tenu responsable de tous nos maux, certains choix, au soir de la 38e journée, demeurent incompréhensibles. Bien que handicapé par les blessures, multiples, il est inconcevable de voir Junior Sambia fouler une pelouse de L1 et faire sa publicité sous le maillot de la Paillade, quelques heures après s’être pavané sur les réseaux sociaux pour “libérer la place, après 5 ans” au sein de notre club, tout sourire, comme soulagé.

Après de multiples tentatives de relances, ODO aurait dû prendre acte des réponses de son latéral droit et le mettre au placard. Alors même que ce match ne revêtait aucun intérêt au classement, pourquoi insister avec des joueurs en fin de contrat dans le groupe voire même sur le pré quand le projet club tourne autour du centre de formation ? Et quand bien même ces jeunes seraient trop frêles, pourquoi ne pas avoir priorisé Maxime Estève dans l’axe pour décaler Nicolas Cozza, fidèle soldat, au poste d’arrière gauche plutôt qu’Ambroise Oyongo ? Sur le départ, le Camerounais a visiblement fait moins de manières qu’un Mihailo Ristic en partance pour Benfica et soucieux de son état de santé.

L’entrée de Nicholas Gioacchini, encore une fois, fut une immondice dont nous nous serions passés, nous qui couvrions la rencontre pour vous. Deux tirs de plus pour l’Américain, pas un cadré dans le cadre d’un respect inébranlable voué aux portiers de l’élite depuis le début de saison. Ces trois joueurs n’avaient rien à faire sur le terrain, à défendre des couleurs qu’ils portaient pour la dernière fois. Yanis Guermouche méritait plus, Maxime Estève méritait plus, les jeunes du centre de formation méritaient plus.

Il était tant que cela se termine. Car au-delà de ces infâmes résultats, c’est l’image même du club qui, en Anjou, fut écornée. Enfin, les vacances.

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