Jocelyn Gourvennec (LOSC) : « On est à la bagarre pour se qualifier » | OneFootball

Jocelyn Gourvennec (LOSC) : « On est à la bagarre pour se qualifier »

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Après Wolfsburg, le LOSC a concédé un deuxième match nul et vierge à domicile, mercredi face au FC Séville. Un résultat suffisant pour faire le bonheur de Jocelyn Gourvennec, qui estime que les Dogues sont plus que jamais dans la course pour la qualification. Entretien.

Jocelyn Gourvennec, vous estimez que c’est un bon résultat au vu de la première mi-temps ?

On a répondu présent dans un match de Ligue des Champions à haute intensité. On a joué une équipe forte, une des meilleures de Liga. Ils n’ont perdu qu’un match, ils marquent à tous les matches, ils en prennent très peu. On a vu ce Séville-là. Il fallait les contenir, je trouve qu’on l’a très bien fait. On a plutôt bien défendu, ils ont moins centré que d’habitude et on a concédé très peu d’occasions. Le LOSC a répondu présent. C’est un point, on en aurait eu trois si on avait été plus précis et tranchant dans les vingt derniers mètres.

José Fonte a parlé d’un match frustrant sur l’intensité mise par le LOSC. Vous partagez ce sentiment ?

Je trouve qu’on a manqué d’un peu de folie. On est souvent allé sur les côtés pour plus les provoquer en un contre un, pour les pousser à la faute, les faire défendre dans leur surface. C’est en çà que c’est un peu frustrant. Mais en même temps, je trouve qu’on a fait un bon match contre une très bonne équipe. Il manque le petit truc qui fait qu’on ne prend pas trois points. Mais on a deux points, on fait deux fois 0-0 à domicile dans des matches complètement différents. Ce soir, c’était un match relevé, c’était un match de Ligue des Champions et on a répondu présent.

Un mot sur la prestation de Tiago Djalo ?

Il a répondu présent. Il avait Rafa Mir dans sa zone, qui est un attaquant très très athlétique. Avec José, je trouve qu’ils l’ont bien contenu. Il a été présent dans les duels aériens, au sol aussi. Il ne s’est pas mis à la faute, il a juste répondu présent comme on le souhaitait.

Que faudra-t-il faire pour ramener un résultat de Séville, dans deux semaines ?

Ce sera un autre contexte. Il faudra s’inspirer du match que Salzburg a fait là-bas. Ce sera un autre match, avec le même adversaire. On a d’ici là la Ligue 1, avec Brest à jouer chez nous. Il faudra bien récupérer pour faire un gros match contre Brest et puis le match au Parc la semaine d’après. Ensuite on pourra penser à Séville. Encore une fois on a deux points, c’est très serré dans ce groupe, on est à la bagarre, on est présents.

C’est un match nul qui vous inquiète ou vous rassure pour l’avenir du LOSC et votre avenir ?

C’est un match nul contre une très bonne équipe. Après on peut toujours voir du négatif, trouver que ce n’est pas suffisant, qu’un point à domicile est une contre-performance, ce n’est pas du tout mon avis. Il faut vraiment avoir en tête qui ont a joué, c’était une des meilleures équipes de Liga. Sur le plan comptable c’est un point. Les joueurs sont revanchards de la Ligue des Champions d’il y a deux ans où ils n’avaient pris qu’un point en six matches. Là on en est à deux à mi-parcours et tout reste jouable, après ce sera à nous d’aller chercher ce petit truc en plus pour nous mêler à la bagarre et nous qualifier.

Vous avez déjà deux clean-sheets en Ligue des Champions, comment cela s’explique-t-il alors que vous n’en avez qu’un en championnat ?

Je pense que c’est un peu plus de concentration tout simplement. On s’aperçoit qu’en Ligue 1, on l’a vu ce week-end, un promu bat le champion. Toutes les équipes ont des qualités, elles sont bien organisées. Elles ont toutes des qualités de vitesse devant, sont capables d’être bonnes dans la transition, toutes les équipes sont comme ça. Je pense qu’on doit être encore plus concentrés, plus attentifs. Anticiper encore plus parce que tous les matches sont difficiles en Ligue 1. On le voit tous les week-ends. Il faut qu’on ait conscience de ça et qu’on monte d’un cran de manière régulière. On est capables de faire un très bon match contre Marseille. Il y a un écart trop important avec ce qu’on a fait à Clermont. C’est de trouver une stabilité, et ça passe par la concentration.

Weah et Ikoné pouvaient amener ce grain de folie, pourquoi ne pas les faire rentrer plus tôt ?

Parce qu’il y a un rapport de force et que eux font aussi des changements. Quand l’adversaire fait des changements, il faut d’abord voir comment ils se réorganisent. Ils en ont fait plusieurs. Et après on se cale là-dessus. C’est le match qui dicte. On peut toujours planifier des choses avant le match, mais c’est le match qui dicte. Je trouve que ces changements-là, vous pouvez considérer que c’est tardif, mais ils ont fait que le rapport de force s’est inversé. On a repris l’ascendant sur la fin de match. C’est un élément positif, d’avoir fait cette fin de match, d’avoir réussi à reprendre l’ascendant, malheureusement il nous a manqué ce petit but. Je trouve que les entrées nous ont fait du bien.

Votre plus grosse occasion vient d’un cadeau de la défense sévillane, sinon on a eu un festival d’approximations, vous n’êtes pas plus inquiet que ça ?

On se crée une occasion sur un gros pressing. Le joueur se met à la faute parce qu’il est bien pressé. Je trouve qu’on a plutôt bien pressé cette équipe qui a une grosse maîtrise technique. C’est évident, il n’y a pas que ce soir qu’il nous manque ce petit truc là, on y travaille. Dans les discussions, la vidéo, le travail sur le terrain, pour essayer d’améliorer ça et être plus juste.

Propos recueillis par Arthur LASSERON

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