[J2] VAFC – Le Havre : les tops et flops | OneFootball

[J2] VAFC – Le Havre : les tops et flops

Logo : Le 11 HDF

Le 11 HDF

Cette première victoire en Ligue 2 BKT donne beaucoup de confiance au VAFC de Nicolas Rabuel, rassuré et soulagé. Si VA a su s’appuyer sur une défense solide, et une attaque efficace en première période, le fait de ne jamais avoir été à l’abri aurait pu coûter cher en fin de rencontre.

Les tops

Du réalisme, enfin

C’est une chose qui a fui le VAFC une grande partie de la précédente saison. Après une entame de match plutôt cohérente, Valenciennes a ouvert le score sur sa première vraie situation de but. Au total, VA termine cette rencontre avec trois tirs cadrés, tous intervenant dans le premier acte. Très peu, voire pas dangereux offensivement à Bordeaux la semaine précédente, les Valenciennois ont cette fois proposé du jeu, avec plusieurs bons mouvements vers l’avant. La saison passée, VA aurait très bien pu perdre de type de rencontre en butant sur la défense adverse avant de se faire punir, pour reprendre une expression bien aimée d’Olivier Guégan.

Le poids du douzième homme

La deuxième mi-temps fut elle bien plus délicate. Et même s’il n’y avait pas plus de 5.000 spectateurs au Stade du Hainaut ce samedi, le public a eu son rôle à jouer pour aider VA à tenir ce but d’avance. Ugo Bonnet le relevait, « On avait besoin d’eux. Moi qui suis assez nouveau dans le club, ça me donne envie de me battre pour eux, ça me porte. Ils ont une part dans la victoire. » Après une année très difficile pour le public valenciennois, plus habitué aux défaites qu’aux grands succès, cette courte mais précieuse victoire en tout début de saison fait du bien. De quoi ressouder les liens entre le club et les partisans ? Le temps nous le dira.

Une défense en confiance

Mais le secteur de jeu qui a le plus brillé face au Havre, c’est bien la défense. Pourtant, l’un des titulaires de la présaison manquait à l’appel, en la personne de Mathieu Debuchy. Pas de quoi déstabiliser VA. Son remplaçant du jour, Eric Vandenabeele, n’a pas tremblé et semble avoir mis derrière lui les pépins physiques qui l’ont longtemps freiné. Malgré les vingt tentatives havraises, le VAFC n’a concédé qu’un seul tir cadré, merveilleusement sorti par Gautier Larsonneur en deuxième période. Ce nouveau gardien valenciennois n’a d’ailleurs pas encore encaissé le moindre but depuis son arrivée à Valenciennes, que ce soit en préparation ou en match officiel. Cette solidité défensive « doit être notre carte d’identité« , déclarait Nicolas Rabuel après la victoire.

Les flops

Une deuxième mi-temps en apnée

Après un premier acte maîtrisé et relativement dominé par VA, les 45 minutes suivantes furent totalement différentes. Les Normands n’ont presque rien laissé aux locaux, en monopolisant le ballon (74% de possession de balle en seconde période pour le HAC). Les hommes de Luka Elsner ont tenté, tenté, tenté, en vain. Cette domination outrageuse contrastait avec une première mi-temps plutôt valenciennoise. En ce début de saison, VA s’en tire bien et profite sûrement du manque d’automatisme havrais pour empocher les trois points. Mais le VAFC ne pourra pas jouer les 36 autres journées de la sorte. La maîtrise du ballon est un des secteurs où Nicolas Rabuel et son staff vont devoir insister dans les prochaines semaines, pour ne pas avoir à retenir son souffle comme samedi dernier.

VA n’a jamais été à l’abri

Le but d’Ilyès Hamache a fait du bien, mais un second n’aurait pas non plus été de refus face au Havre. Mener un but à zéro est forcément une bonne chose, mais cela ne met pas le VAFC à l’abri, la preuve samedi. Constamment sous la menace d’un éclair de génie havrais, VA n’a jamais su se mettre à l’abri, notamment en fin de première période où les situations se sont multipliées. Les Nordistes ont fait preuve de réalisme sur leur but, mais un peu plus de réalisme n’aurait pas fait de mal à VA, et aurait peut-être permis aux Valenciennois d’économiser des forces en fin de match.

Des blessures qui font tâche

La victoire fait plaisir oui, mais celle-ci est quelque peu gâchée par les deux sorties sur blessure de Quentin Lecoeuche et Mohamed Kaba. Le premier est sorti très tôt dans le match, touché à la clavicule. Malgré une tentative de retour en jeu, l’ancien Lorientais a dû céder sa place à la demi-heure de jeu. Selon nos informations, il n’y aurait pas de fracture de la clavicule pour Quentin Lecoeuche. Des examens complémentaires doivent être réalisés. Mohamed Kaba est lui sorti suite à un appui mal maîtrisé sur la cheville. La blessure ne serait pas grave, toujours selon nos informations. Quant à Mathieu Debuchy, absent de la feuille de match, Nicolas Rabuel a confirmé qu’une lésion au mollet empêchait le défenseur de postuler ce week-end. Ces futures absences pour les matches à venir devraient peser et pourraient faire mal à Metz, la semaine prochaine.

Arthur Lasseron

Mentionné dans cet article

À propos de Publisher