Galtier se confie : préparation, méthode et travail tactique au PSG | OneFootball

Icon: Parisfans.fr

Parisfans.fr

·26 septembre 2022

Galtier se confie : préparation, méthode et travail tactique au PSG

Image de l'article :Galtier se confie : préparation, méthode et travail tactique au PSG

Christophe Galtier, entraîneur du Paris Saint-Germain depuis juillet dernier (il a remplacé Mauricio Pochettino), a répondu à plusieurs questions dans une interview pour PSG TV diffusée ce lundi matin. L’occasion d’évoquer sa préparation pour venir à Paris, son rôle, sa méthode au quotidien et le travail tactique effectué dans un calendrier très chargé.

Galtier « quand on est le Paris-Saint-Germain, le verre est toujours à moitié vide, il n’est jamais à moitié plein. »

Entraîner le PSG, c’est à part ou c’est un travail de comme un autre ?

C’est un travail de coach, d’entraîneur, sur le terrain bien évidemment, comme ailleurs. Avec la particularité de travailler avec des joueurs de très haut niveau et de classe mondiale. Ensuite, il y a tout ce que cela génère quand on est l’entraîneur du Paris Saint-Germain, l’exposition à la fois du club, des joueurs et aussi de mon poste.

C’est un poste où on a une visibilité à l’international et c’est une caisse de résonance incroyable. Donc il faut être le plus naturel possible dans la gestion au quotidien avec les joueurs, en faisant en sorte que tout ce qui se dit reste le plus confidentiel possible parce qu’après, tout est grandement amplifié. Et avec cette exposition médiatique je remarque que finalement, quand on est le Paris Saint-Germain, le verre est toujours à moitié vide, il n’est jamais à moitié plein. Il faut faire aussi très attention, et ne pas se laisser envahir par les critiques.

Galtier « mettre en valeur l’incroyable capacité de jeu que peuvent avoir mes joueurs. »

Une préparation particulière ? Vous avez étudié les joueurs ?

Dès qu’il y a eu une prise de contact et que les choses ont été de plus en plus claires, j’ai beaucoup travaillé sur la saison du Paris Saint-Germain, la saison passée et les saisons précédentes. Le fait que je sois aussi entraîneur en Ligue 1, j’avais aussi déjà pas mal d’analyses sur le PSG.

Donc bien sûr, j’ai beaucoup travaillé et très rapidement aussi avec l’ensemble de mon staff, sur un plan technicotactique, pour trouver, par rapport aux joueurs qui allaient rester, les caractéristiques des uns et des autres, pour trouver la meilleure organisation possible pour mettre en valeur l’incroyable capacité de jeu que peuvent avoir mes joueurs.

Galtier « Il est très important que quand les joueurs arrivent ici ils soient vraiment heureux. »

Le meilleur départ pour un entraîneur du PSG, il y a un secret Galtier ?

Vous me l’apprenez ! Je n’avais pas cette stat, mais je pense sincèrement qu’on fait un bon départ. Le fait qu’il y ait des sourires… Les résultats font qu’il y a beaucoup de sourires, mais c’est peut-être aussi parce qu’il y a beaucoup de sourires qu’il y a de bons résultats !

Cette cohésion de groupe est très importante et il l’envie de faire les choses ensemble. Il est très important que quand les joueurs arrivent ici ils soient vraiment heureux de venir travailler, de se croiser, d’échanger et de partager tous les jours. Est-ce qu’il y a une recette particulière ? Non, je suis très naturel, je suis très franc avec les joueurs par définit et par attitude. Je suis toujours derrière pour les pousser.

Galtier « il faut les faire progresser sur un plan mental, sur l’exigence, sur ce qu’exige notre métier. »

Peut-on faire progresser des joueurs de classe mondiale ?

Oui, on peut toujours faire progresser un joueur, notamment sur le plan mental. Sur un plan technique, les joueurs que j’ai sont à un niveau extraordinaire. Mais il faut les faire progresser sur un plan mental, sur l’exigence, sur ce qu’exige notre métier, sur tout ce que l’on doit mettre dans la préparation d’une séance, dans la préparation d’un match, dans la concentration, la détermination.

Les faire progresser sur un plan tactique non, mais insister sur ce que l’on veut voir de l’équipe, sur le positionnement que doivent avoir les joueurs, sur ce positionnement qui devient après du mouvement, évidemment qu’il y a beaucoup, beaucoup de travail. Quand vous êtes au Paris Saint-Germain, les gens oublient tout cela. Il y a un gros travail de la part de mon staff technique, de mes analystes, de mes préparateurs physiques et de moi-même pour que les uns puissent jouer pour les autres et surtout, j’insiste, de mettre les uns et les autres sur leurs points forts. Le gros travail est là.

Galtier « ne pas être dans le relâchement et croire que les choses fonctionnent facilement. »

Quel est votre travail au quotidien ?

C’est beaucoup d’analyses, beaucoup d’analyses sur les adversaires que l’on va jouer et aussi beaucoup de recherche et de développement sur notre modèle de jeu, pour ne pas être dans le relâchement et croire que les choses fonctionnent facilement.

On cherche tout le temps à créer des situations à l’entraînement, à chercher la faille chez l’adversaire, à renforcer nos points forts, à insister sur les relations entre les uns et les autres, les relations techniques, la connexion, limiter le nombre d’erreurs, et aussi de corriger certaines choses. On a des défauts, comme toute équipe, donc on essaye de limiter le nombre d’erreurs que l’on a pu commettre en début de saison. On essaie de les limiter de plus en plus pour donner moins de chance à l’adversaire de croire que c’est possible.

Mais j’insiste beaucoup sur notre relation, notre connexion entre les uns et les autres, comme nous jouons avec la possession du ballon, et la manière dont on doit attaquer, la manière dont on doit être plus tueur. On crée beaucoup de situations pour finalement peu de buts sur les derniers matches. On doit insister sur cela. Et aussi on insiste avec le staff médical, avec le pôle performance, avec notre nutritionniste sur le fait que les joueurs récupèrent du mieux possible parce qu’on a un enchaînement de matchs incroyable.

Galtier « on essaye de faire court, avec beaucoup de qualité. »

Il faut travailler beaucoup et bien récupérer, comment résoudre l’équation ?

Cette année, le calendrier est encore différent parce qu’il très compact. On a très peu de temps pour travailler sur le terrain. C’est pour cela qu’avec le staff nous passons beaucoup de temps pour s’appuyer sur la vidéo afin de présenter quelque chose de très précis, très court. C’est très difficile en terme de concentration de passer d’un match à l’autre. Donc on essaye de faire court, avec beaucoup de qualité, pour aller à l’essentiel de ce que doit être notre match sur le plan technicotactique face à un adversaire précis.

Donc nous passons beaucoup de temps sur ce point dès que nous pouvons, avec le feu vert du staff médical et performance, car la moindre minute nous est utile pour travailler de manière collective sur le terrain.

Galtier « Il faut amener de la variation sans changer notre jeu. »

Vous planifiez au quotidien ou à long terme ?

Il y a la réalité du dernier match pour vite corriger ce qui n’a pas fonctionné. Cela peut être 15 minutes sur une séance pour corriger ce point. Et sur la séance suivante, on a identifié une faille à tel endroit sur l’adversaire, on va sur cela.

Vous pouvez encore surprendre l’adversaire en étant très regardé ?

Il faut amener de la variation sans changer notre jeu. On a nos caractéristiques, nos profils de joueurs, notre manière de jouer. Mais il faut amener quelques petites variations sur des positions offensives, sur des sorties de balle, sur la manière d’évoluer sur les côtés.

Galtier « On peut croiser les doigts pour qu’il n’y ait pas une blessure. »

La trêve internationale complique les choses ou amène de la fraîcheur mentale ?

Ce n’est pas facile à évaluer. Il y a eu pour le moment très peu de rotation et si certains peuvent jouer en sélection, tant mieux. Après, on peut être beaucoup plus inquiet sur des joueurs qui ont beaucoup joué et pourrait encore jouer. On peut croiser les doigts pour qu’il n’y ait pas une blessure. Mais cela apporte le positif d’une fraîcheur mental, avec un peu de changement.

À propos de Publisher