Frédéric Roux : « C’était un problème de compétences. Je tiens à dire qu’on n’a fait qu’une seule séance ensemble avec Benoit, et non pas plusieurs » | OneFootball

Frédéric Roux : « C’était un problème de compétences. Je tiens à dire qu’on n’a fait qu’une seule séance ensemble avec Benoit, et non pas plusieurs »

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Sur GirondinsideTV, Frédéric Roux est revenu sur le fait qu’il s’était entrainé avec Benoit Costil, en dehors de son entraineur professionnel, en club, aux Girondins de Bordeaux. L’ancien portier bordelais a explique que c’était arrivé une seule fois, notamment pour un souci de calendrier (enchainement des matches, trêve, covid).

« Ce qui s’est passé, c’est que ce n’est pas du tout un problème de personne par rapport à Vitor (Pereira), qui était en place depuis le début de saison. C’est un problème de compétences. Ca se passait mal au niveau du terrain avec Benoit et les autres gardiens. Il sentait qu’il n’y avait pas de progression et que Vitor ne les mettait pas dans les meilleures dispositions possibles. A un moment donné, voyant les performances collectives et individuelles, Benoit a demandé à la direction si elle pouvait changer la personne en charge des gardiens de but pro. Malheureusement, la direction a tardé à prendre cette décision-là, donc à un moment donné, au mois de novembre, Benoit m’a sollicité parce qu’il voulait travailler. C’est un gros bosseur, il voulait absolument travailler dans de bonnes conditions. Me sachant sur Bordeaux, il m’a contacté pour savoir si c’était possible de travailler avec moi en dehors du club. J’ai été flatté de sa démarche, j’ai trouvé ça tout à son honneur de vouloir se maintenir en forme et de vouloir travailler de la sorte. Je l’ai quand même mis en garde parce que ça aurait une première… Il y a des préparateurs physique extérieurs, mais des préparateurs de gardien extérieurs, ça aurait été une première. On a bossé ensemble. Je tiens à dire qu’on n’a fait qu’une seule séance ensemble, et non pas plusieurs. C’était la semaine qui a précédé le déplacement à Strasbourg. On s’est retrouvé, on se connaissait. On a la même passion, la même vision du poste. Le calendrier derrière ne nous a pas permis de faire d’autres séances. Benoit espérait aussi que la direction allait se bouger et qu’elle allait mettre une personne compétente à ses côtés et aux côtés des autres gardiens, pour leur permettre de travailler dans de bonnes dispositions ».

L’ancien portier bordelais a bien signifié que Benoit Costil voulait travailler dans de bonnes conditions, ce qui n’était pas le cas avec Vitor Pereira.

« Benoit a fait appel à moi, j’ai pensé à son intérêt, à celui de l’équipe et du club. Si on ne le met pas dans les meilleures dispositions, c’est difficile après d’être exigeant avec lui. On sait que le poste de gardien de but est hyper spécifique, ça demande énormément de travail. Si on ne permet pas au gardien de but de bosser correctement au quotidien, ça devient vite difficile, Benoit Costil ou autre. On sait qu’à un moment donné on va stagner, et surtout psychologiquement ça sera difficile. Au fil des rencontres, Benoit en avait marre de prendre des buts, il était mal psychologiquement lorsqu’il m’a contacté. Il voulait absolument trouver une solution, certes pour ses intérêts, mais avant tout pour les intérêts de l’équipe et du club. La direction a mis le temps pour le comprendre et heureusement aujourd’hui ils ont enfin compris qu’il fallait changer. Il ont amené de la qualité auprès des gardiens de but, tant mieux ».

Frédéric Roux aurait d’ailleurs pu être à la place de Grégory Coupet aujourd’hui, mais ça ne s’est pas fait.

« Ca aurait pu se faire. Sincèrement, je le regrette un peu car tout le monde connait mon amour pour ce club. Quand je me suis mis au service de Benoit, ça aurait pu se faire. Benoit pensait que ça allait pouvoir se faire avec moi, la direction a pris une autre option. L’option choisie est de qualité est plus que compétente. Je n’ai pas dit mon dernier mot, j’espère qu’un jour je retournerai au Haillan pour entrainer ».

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