Florent Ghisolfi (RC Lens) : « C’était une feuille blanche et il fallait tout structurer » | OneFootball

Florent Ghisolfi (RC Lens) : « C’était une feuille blanche et il fallait tout structurer »

Logo : Le 11 HDF

Le 11 HDF

Coordinateur sportif du RC Lens depuis 2019, Florent Ghisolfi fait partie des hommes forts du retour au premier club du club artésien. De l’élaboration de son projet sportif jusqu’à son choix de mettre en première ligne Franck Haise, l’une des têtes pensantes lensois s’est confié dans à l’antenne de RMC Sport, dans l’émission l’After Foot, jeudi soir. Morceaux choisis.

Prédestiné à devenir directeur sportif

« J’ai toujours voulu faire ça. J’étais adjoint et notamment en observation des adversaires à Lorient, j’avais une bonne connaissance de la Ligue 2. Quand j’ai appris que le RC Lens recherchait un directeur sportif, j’ai réussi à obtenir un rendez-vous avec Arnaud Pouille dans un premier temps. J’ai travaillé nuit et jour pour présenter un projet qui me paraissait le plus cohérent possible pour le club et la manière avec laquelle je voulais travailler. Mon objectif était de travailler avec le plus de cohérence possible et de restructurer le club qui sortait d’un plan social. »

Son plan pour donner un nouvel élan au RC Lens

« C’était une feuille blanche et il fallait tout structurer. Le staff technique, ça s’est fait par étapes car il y avait des gens en place, mais aussi la cellule de recrutement et tout ce qui tourne autour du groupe professionnel. Le premier pilier, c’était l’état d’esprit. Quand on est dans un club comme Lens on doit créer un état d’esprit fort et ça va passer par les individus. La somme des états d’esprit des individus va créer celui du collectif et Florian Sotoca en est le symbole, bien sûr comme Yannick Cahuzac, Jean-Louis Leca, qui était déjà là, et tous ceux qui se sont ajoutés derrière comme Jonathan Gradit. Ils créent l’âme de cette équipe. Quand on regarde un match, on peut saisir le langage non-verbal d’un joueur et se faire une idée de sa personnalité. Je ne suis pas du Nord, je ne suis pas un chti, je n’ai pas joué à Lens mais ma ligne conductrice était de retrouver l’identité de la région au sein du club, que les gens puissent s’identifier à ce qui était fait. Il fallait retrouver de la combativité et on a un groupe exceptionnel dans son comportement au quotidien. »

Le choix de nommer et de conforter Franck Haise

« Je l’observais sur l’équipe réserve, j’ai eu le temps de voir ce qu’il mettait en place et j’aimais beaucoup ce que lui et son équipe dégageaient. Au moment du changement d’entraîneur en Ligue 2, j’ai réussi à convaincre Arnaud Pouille et Joseph Oughourlian que c’était le meilleur choix possible pour le club. Après l’arrêt des championnats, j’ai aussi réussi à les convaincre, même si c’était encore plus dur, que c’était notre meilleur choix. Il y avait des enjeux importants car on venait de monter en Ligue 1. Franck n’avait pas le CV mais j’étais persuadé que c’était le meilleur choix. Après si on a peur, on ne fait rien. Dans le projet que je présente, on part sur une base d’équipe qui va jouer à trois centraux, même s’il peut y avoir des animations différentes, et Franck en équipe réserve jouait avec ces systèmes et les animait très bien. Puis, il y a tout ce qui va avec, dans la gestion du groupe, le management et les valeurs qui collent aussi au RC Lens. Franck Haise et le Racing ont des valeurs qui vont bien ensemble. Aujourd’hui il est encore le même que celui que j’ai connu en réserve. Je pense que c’est sa grande force. Il n’est pas impacté par la pression et le succès ne le grise pas. »

Source : RMC Sport

Mentionné dans cet article
À propos de Publisher