[Euro 2022] Groupe A : Une rampe de lancement idéale pour l’Angleterre ? | OneFootball

[Euro 2022] Groupe A : Une rampe de lancement idéale pour l’Angleterre ?

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Présentation du groupe A de cet Euro 2022, avec au premier rang l’Angleterre, pays hôte de cet Euro 2022, treizième édition du championnat d’Europe féminin de football. Un groupe A dans lequel on retrouvera également l’Autriche, la Norvège, et l’Irlande du Nord...

=> Euro 2022 : Le programme complet de la compétition (dates, diffusions TV)

Sur le papier, le tirage au sort semble avoir été clément pour l’Angleterre, pays organisateur, et l’une des équipes candidates à la victoire finale cet été. Dans ce groupe A, les joueuses de Sarina Wiegman retrouveront notamment deux équipes qu’elles ont déjà rencontrées ces derniers mois, à savoir l’Autriche et l’Irlande du Nord.

En effet, les trois sélections sont dans le même groupe de qualification pour la Coupe du Monde 2023, avec une équipe anglaise qui a remporté ses huit premiers matches. Après l’Euro, l’Angleterre tentera de valider sa qualification directe pour le Mondial, début septembre en Autriche. Dans ce groupe D de qualification, les Lionesses avaient signé une courte victoire à domicile (1-0) face à l’Autriche, et des succès plus larges (4-0 et 0-5) devant l’Irlande du Nord.

Souvenir plus lointain, l’Angleterre avait croisé la Norvège sur sa route en 2019 lors de la Coupe du Monde en quart de finale, signant une victoire nette (3-0) face aux joueuses scandinaves, sur la pelouse du Havre. Les chiffres parlent en faveur de l’Angleterre, remise d’aplomb après un long passage à vide post-Mondial, déçue par une quatrième place en deçà des ambitions affichées au cours du tournoi.

L’avantage du terrain

Depuis l’arrivée de Sarina Wiegman à la tête de l’équipe nationale anglaise, à l’issue des Jeux Olympiques de Tokyo l’été dernier, l’Angleterre a enchaîné les résultats positifs (12 victoires / 2 nuls), aussi bien en qualification pour la Coupe du Monde, que lors de l’Arnold Clark Cup remportée en février dernier devant l’Espagne, le Canada et une Allemagne (très) diminuée.

Régulièrement placée lors des derniers tournois majeurs (demi-finaliste lors des coupes du monde 2015 et 2019 mais aussi lors de l’Euro 2017), l’Angleterre reste à la poursuite d’un premier titre. Il y a cinq ans, une certaine Sarina Wiegman avait mené les Pays-Bas jusqu’au sacre européen à domicile. Pourra-t-elle réaliser la même performance cette année avec l’Angleterre ?

Les Lionesses disposent d’arguments indéniables, malgré des absences de poids, à commencer par sa capitaine Steph Houghton. De retour de blessure, la défenseure axiale de Manchester City était trop juste pour intégrer les 23, alors que Jordan Nobbs enchaîne les pépins physiques ces dernières années et va manquer un nouveau tournoi majeur cet été.

L’Angleterre taillée pour la conquête du titre ?

L’absence d’Houghton ne semble pourtant pas handicaper un secteur défensif qui reste fourni, notamment dans l’axe. Une richesse qui permet notamment à Sarina Wiegman de faire évoluer Leah Williamson un cran plus haut, replacée au milieu de terrain. La défenseure d’Arsenal, capitaine de l’Angleterre pour cet Euro, pourrait être associée à Keira Walsh, deux joueuses qui brillent notamment par leurs qualités de relance et de jeu long.

Un bloc axial qui affiche sa solidité, et des attaquantes virevoltantes dans les couloirs, avec Lauren Hemp et Beth Mead qui font partie des joueuses à suivre de très près dans cet Euro. De puissants déboulés sont attendus des deux côtés, sans compter l’apport des latérales et notamment de Lucy Bronze sur le flanc droit.

Malgré ses forces, plusieurs questions restent posées pour les Lionesses anglaises. C’est le cas par exemple dans les buts où Mary Earps, la gardienne de Manchester United, devrait être titularisée pour la première fois dans un tournoi majeur, après avoir vécu la Coupe du monde 2019 sur le banc.

Des interrogations également sur l’état de forme de Fran Kirby, de retour après des problèmes de santé qui l’ont éloigné des terrains ces derniers mois. Joueuse influente lorsqu’elle évolue à son meilleur niveau, l’attaquante de Chelsea reste l’un des points d’interrogation, dans un secteur offensif au sein duquel toutes les cartes ne semblent pas encore distribuées, notamment dans l’axe du terrain.

L’Autriche connaît la formule de l’exploit

Premier adversaire de l’Angleterre dans cet Euro, le 6 juillet sur la pelouse d’Old Trafford, l’Autriche avait été la principale surprise du dernier championnat d’Europe, parvenant à se hisser en demi-finale dès sa première apparition en phase finale. L’équipe de France ou la Roja espagnole s’étaient notamment cassées les dents face à une équipe autrichienne imperméable. Parmi les 23 joueuses autrichiennes sélectionnées cet été par Irene Fuhrmann, 15 avaient participé à l’Euro 2017.

L’Europe a appris à se méfier de cette sélection autrichienne, mais aussi à trouver les ouvertures vers le but de Manuela Zinsberger, l’excellente gardienne autrichienne, qui évolue régulièrement en FA WSL anglaise avec Arsenal. Même en l’absence d’un effet de surprise, l’Autriche dispose d’arguments sérieux, avec de l’expérience sur toutes les lignes, notamment en défense et au milieu de terrain.

Au cœur du jeu, on peut retrouver la qualité technique de joueuses comme Sarah Zadrazil, qui évolue au Bayern, ou celle de Laura Feiersinger, qui a participé au retour de Francfort en Champions League pour la saison prochaine. Sur coup de pied arrêté, les services pourraient être également être délivrés par l’excellente Verena Hanshaw, tandis que l’Autriche compte aussi dans ses rangs l’une des meilleures buteuses de Bundesliga, avec Nicole Billa, l’avant-centre d’Hoffenheim.

L’Autriche peut donc espérer se frayer un chemin en quart, même si les deux premières places semblent a priori promises à l’Angleterre et à la Norvège. Le rebond est attendu pour la sélection de Martin Sjögren, après le zéro pointé réalisé à l’Euro 2017, seule équipe à n’avoir obtenu aucun point, ni marqué le moindre but.

La Norvège boostée par le retour d’Ada Hegerberg ?

La sélection norvégienne aborde ce nouvel Euro, forte du retour d’Ada Hegerberg. Lauréate du Ballon d’or en 2018, elle avait pris ses distances avec l’équipe nationale l’année précédente, justement à l’issue de l’Euro 2017. Revenue sur les terrains avec Lyon en octobre dernier après 21 mois d’absence suite à des blessures, l’attaquante norvégienne a renoué avec la sélection en avril dernier, inscrivant quatre buts lors de ses quatre premières (ré)apparitions.

Un renfort de luxe pour une Norvège emmenée par Caroline Graham Hansen, leader technique de cette sélection. Joueuse redoutable en un contre un, Caroline Hansen a fait le bonheur du FC Barcelone depuis son arrivée en 2019. Avec la Norvège, on la retrouve dans une position plus axiale, en véritable cheffe d’orchestre du jeu offensif norvégien. Martin Sjogren peut également compter avec le retour en défense centrale de son expérimentée capitaine Maren Mjelde, au terme d’une saison mise en pointillée par les blessures.

Dans l’ombre de ses stars, la Norvège dispose également d’un milieu de qualité, entre l’apport offensif de Guro Reiten côté gauche, et la solidité apportée dans l’axe par des joueuses comme Ingrid Engen ou Frida Maanum. Des points forts mais aussi une grande incertitude au poste de gardienne.

La blessure au genou de Cecilie Fiskerstrand avant l’Euro prive la Norvège de sa gardienne titulaire, et ses trois remplaçantes potentielles, à commencer par Guro Pettersen, comptent moins de cinq sélections ! Un paramètre et un choix de gardienne qui pourraient avoir leur importance dans le parcours de la Norvège cet été en Angleterre.

La grande première de l'Irlande du Nord

L’Euro 2022 promettait de mettre à l’honneur le football britannique, avec l’Écosse, le Pays de Galles ou l’Irlande qui ont pu sembler en mesure de se qualifier pour le tournoi final. Au fil des éliminatoires, la déception a été au rendez-vous pour ces trois équipes, et notamment pour les Galloises qui ont perdu la deuxième place du groupe C (dominé par la Norvège) au profit de l’Irlande du Nord.

Les coéquipières de Marissa Callaghan ont ensuite bénéficier d’un tirage au sort favorable lors des barrages, parvenant à se qualifier aux dépens de l’Ukraine. Qualifiée en phase finale pour la première fois de son histoire, l’Irlande du Nord est l’équipe surprise de cet Euro. Lors des Jeux Olympiques de Tokyo, l’Irlande du Nord était la seule composante du Royaume-Uni à ne pas compter au moins une joueuse parmi la sélection britannique pour le tournoi féminin de football.

À domicile ou presque

Dans un premier tournoi en forme d’apprentissage, la sélection nord-irlandaise compte plusieurs représentantes qui évolueront à domicile en Angleterre à l’image de Simone Magill qui portait cette saison les couleurs d’Everton, ou Rachel Furness qui vient d’obtenir la montée en première division anglaise avec Liverpool.

Le trait est encore plus marqué pour Laura Rafferty, native de Southampton dans le sud de l’Angleterre. L’Irlande y jouera ses trois matches de la phase de groupes, alors que la défenseure nord-irlandaise de 26 ans évolue également avec le club de Southampton, avec qui elle vient d’obtenir l’accession en Championship, la deuxième division anglaise.

Un contexte familier qui peut participer à doper les performances nord-irlandaises, avec notamment un match probablement coché par les supporters nord-irlandais, le 15 juillet prochain face à l’Angleterre.

Photo : Sky Sports (Lauren Hemp [Angleterre] et Rebecca McKenna [Irlande du Nord], lors de la rencontre entre les deux sélections, le 23 octobre 2021 sur la pelouse du Wembley Stadium de Londres, dans le cadre des éliminatoires de la Coupe du Monde 2023).

Les équipes du Groupe A :

Angleterre

Classement FIFA : 8e

Participations à l’Euro : 9e participation

Dernière participation : 2017 (demi-finaliste)

Meilleur résultat : Finaliste (1984 et 2009)

Capitaine : Leah Williamson (Arsenal / Angleterre)

Comment se sont-elles qualifiées ? Pays organisateur

Autriche

Classement FIFA : 21e

Participations à l’Euro : 2e participation

Dernière participation : 2017 (demi-finaliste)

Meilleur résultat : Demi-finaliste (2017)

Capitaine : Viktoria Schnaderbeck (Arsenal / Angleterre ; a joué à Tottenham [prêt] la deuxième partie de saison en FA WSL anglaise)

Comment se sont-elles qualifiées ? Deuxièmes du groupe G (qualifiées parmi les trois meilleurs deuxièmes de groupe)

Norvège

Classement FIFA : 11e

Participations à l’Euro : 12e participation

Dernière participation : 2017 (phase de groupes)

Meilleur résultat : Championne d’Europe (1987 et 1993)

Capitaine : Maren Mjelde (Chelsea / Angleterre)

Comment se sont-elles qualifiées ? Premières du groupe C de qualification

Irlande du Nord

Classement FIFA : 47e

Participations à l’Euro : 1re participation

Dernière participation : /

Meilleur résultat : /

Capitaine : Marissa Callaghan (Cliftonville FC / Irlande du Nord)

Comment se sont-elles qualifiées ? Deuxièmes du groupe C, puis victorieuses en barrage face à l’Ukraine

Groupe A – Le programme des rencontres :

Angleterre  Autriche (6 juillet, 21h – Old Trafford, Manchester)*

Norvège  Irlande du Nord (7 juillet, 21h – St Mary’s Stadium, Southampton)

Autriche  Irlande du Nord (11 juillet, 18h – St Mary’s Stadium, Southampton)

Angleterre  Norvège (11 juillet, 21h – Falmer Stadium, Brighton and Hove)

Irlande du Nord – Angleterre (15 juillet, 21h – St Mary’s Stadium, Southampton)

Autriche Norvège (15 juillet, 21h – Falmer Stadium, Brighton and Hove)

* Les horaires des rencontres sont indiqués à l’heure française (UTC+2)

Euro 2022 – Présentation des groupes :

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