Didier Deschamps, le sang Bleu

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Bruna Fernandez

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Qui est vraiment le sélectionneur des Bleus, qui a mené la France en finale du Mondial en Russie ? Portrait.

C’est le cerveau des opérations. Le boss, le président, le chef. Didier Deschamps est un leader discret, au doux accent du sud résonnant dans une voix pas vraiment imposante.

Vingt ans après avoir soulevé la Coupe du Monde pour les Bleus au Stade de France, celui qui portait à l’époque le brassard de capitaine cherche une deuxième consécration mondiale en Russie, cette fois en tant que sélectionneur.

Compétiteur pur sang, le Basque fait ses premiers pas(ses) de footballeur à l’Aviron Bayonnais FC puis intègre le centre de formation du FC Nantes à quatorze ans. Partout où il passe ensuite, il s’impose naturellement comme un meneur d’hommes.

Déjà capitaine, il remporte l’unique Ligue des Champions d’un club français avec l’Olympique de Marseille en 1993, et encore une autre avec la Juventus Turin en 1996.

Entraîneur, il mène Monaco en finale de la C1 en 2004 et guide les Marseillais vers le titre de champion de France en 2010.

Un palmarès plutôt logique pour celui qui n’a pas le mot ‘défaite’ dans son vocabulaire. « Je ne sais pas jouer pour jouer, je joue pour gagner. »

Une gagne qu’il a « dans les gènes », explique-t-il lors de l’Euro 2016, l’une des grandes déceptions de sa carrière. « Ça fait toujours mal, on est passé à côté de quelque chose d’extraordinaire ».

Nommé à la tête de l’Équipe de France en 2012 pour redresser la barre d’une sélection en crise, il a su guider une nouvelle génération et réconcilier les supporters avec les Bleus.

En Russie, sa sélection a montré de nombreux visages, se cherchant un nouveau style et s’adaptant à chaque adversaire. Tantôt sans vie face au Danemark ou au contraire guerrière contre l’Argentine, la France s’est imposée sans imposer un style.

Mais peu importe les critiques, de toute façon Dédé a « de la chatte », expression vulgaire utilisée pour parler de sa chance légendaire. Un mythe qui amuse l’intéressé : « Je ne sais pas mais je ne vais pas me plaindre. »

Cette petite étoile porte-bonheur, le technicien de 49 ans aimerait surtout la voir floquée à côté de la première, sur le maillot des Bleus.