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Coupe du Monde 2022

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Lucarne Opposée

Alors que le Mexique reprend sa place de leader, derrière tout reste très resserré. Et Panamá confirme qu’il faudra compter sur lui.

Pour certains 2018 avait été un non-sens, souvenez-vous des propos expliquant que Panamá n’aurait pas dû être en Russie, n’y avait pas sa place. Pour d’autres, cette historique qualification avait été le fruit d’un long processus, d’une constante progression. Après avoir dû digérer ce moment d’histoire, on est désormais certains que Panamá est bel et bien de retour. Sortis prématurément de la Gold Cup faute de n’avoir su remporter le match à ne pas perdre face au Honduras, les Canaleros de Thomas Christiansen avaient bien initié leur campagne mondiale par deux nuls à la maison face à deux habitués aux Coupes du Monde et un large succès en Jamaïque. Le test du Rommel Fernández de la nuit dernière, face à des États-Unis leader et que la sélection n’avait jamais vaincu en éliminatoires (et une seule fois dans toute l’histoire en vingt-trois affrontements) s’avérait être crucial, il a été réussi. Le 4-2-3-1 emmené notamment par le duo Quintero – Bárcenas s’est ainsi régalé des espaces laissés dans les couloirs par une Team USA qui n’était clairement pas au niveau en termes d’implication et d’exigence que requièrent ces rencontres. Une Team USA avec sept changements par rapport à celle qui avait vaincu la Jamaïque sans trop trembler et dans laquelle on a encore du mal à véritablement entrevoir le projet de jeu. Une Team USA qui a donc beaucoup subi, s’en remettant à un excellent Matt Turner dans les buts pour retarder l'échéance. Une Team USA qui est finalement tombée sur un coup de pied arrêté et une balle déviée par Anibal Godoy dont les larmes de joie ont libéré un Rommel Fernández qui peut désormais rêver en grand. Panamá se déplacera ainsi ce mercredi au Canada, autre prétendant annoncé, et pourra ensuite se concentrer sur des affrontements face à des concurrents directs à la place de barragiste, celle qui lui semblait promise mais qui pourrait, si les résultats suivent, être derrière lui.

Pendant que le Canada partageait les points face aux Reggae Boyz et que le Costa Rica retournait le Salvador, on suivait avec attention la réplique mexicaine trois jours après le match raté face aux Rouges. La victime annoncée s’appelait Honduras, elle a parfaitement endossé ce rôle, permettant au Tri de chasser les fantômes de Santa Úrsula. S’il manque encore cette régularité sur quatre-vingt-dix minutes, les hommes de Tata Martino ont fait le nécessaire pour ne jamais véritablement trembler. D’entrée de match, le Tri a pris le contrôle de la possession et du danger face à des Catrachos venus uniquement défendre. Raúl Jiménez et Hirving Lozano lançaient les premières banderilles, l’indispensable Sebastián Córdova venait conclure le premier quart d’heure en ouvrant le score. Après un premier acte à subir, Fabián Coito cherchait à modifier ses plans pour équilibrer quelque peu les débats, mais Maynor Figueroa voyait rouge d’entrée de deuxième mi-temps, le match était alors plié, même si le Mexique continuait à se montrer bien trop imprécis pour clore l’affaire au tableau d’affichage. Il fallait attendre l’injection de sang neuf pour que l’écart se creuse : Rogelio Funes Mori mettait fin à sa série de six matchs sans but pour doubler la mise. Un dernier bonbon de Chucky Lozano scellait définitivement la large et méritée victoire d’un Mexique qui profite donc du faux-pas des deux autres favoris annoncés pour reprendre son fauteuil de leader. Un fauteuil qu'il faudra défendre à Cuscatlán ce mercredi.

Résultats

Classement

Photo : 2021 Getty Images

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