Copa Libertadores 2022 : sur un fil | OneFootball

Copa Libertadores 2022 : sur un fil

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Lucarne Opposée

Les trois premiers huitièmes de finale ont lancé le sprint vers la Gloria Eterna. Ils ont surtout livré trois duels où tout reste encore à faire.

En déplacement à Guayaquil, l’Atlético Mineiro lançait la semaine des huitièmes de finale avec quelques interrogations quant à son niveau et surtout celui d’un adversaire, Emelec, qui n’avait plus disputé la moindre rencontre depuis un bon mois. Alors que le Capwell se remplissait au fil des minutes, les premiers instants voyaient les hommes d’Ismael Rescalvo prendre le contrôle de la partie, pressant le Galo et tentant de menacer Everson. Les hommes du Turco géraient cependant les offensives du Bombillo, ils prenaient alors tranquillement la possession de la balle et surtout exploitaient les espaces laissés en défense par les locaux. Sur l’un d’entre eux, Ademir capitalisait la prise de contrôle des siens en ouvrant le score, on pensait alors que l’emprise était totale, que le favori annoncé allait prendre le large, d’autant que Hulk menaçait de nouveau et forçait Pedro Ortíz à intervenir. Puis tout à coup, les Eléctricos sont entrés dans la partie réveillés par leur capitaine Sebastián Rodríguez qui venait faire passer quelques frissons dans l’échine d’Everson. Jackson Rodríguez attendait la fin du premier acte pour faire trembler un montant du portier du Galo, les Azules voyaient la mi-temps mettre fin à leur temps fort. Mais ils étaient récompensés en début de second acte après intervention du VAR et un penalty accordé en leur faveur. Sebastián Rodríguez ne tremblait pas et égalisait. Le match avait totalement basculé. D’autant que dix minutes plus tard, Allan était logiquement exclu pour un coup de coude visionné de nouveau au VAR. L’Atlético Mineiro semblait à la limite de céder, il n’en fut rien. Car même en infériorité, les Brésiliens ont repris le contrôle de la balle, ont profité d’un Emelec à court d’idées, de souffle et de lucidité, et auraient même pu s’imposer si Pedro Ortíz n’avait pas sorti le penalty de Hulk dans les ultimes instants. Match nul au Capwell, mais ballotage favorable au Galo.

Un ballotage qui n’existe pas pour le Corinthians. Face à Boca, le Timão devait faire sans une cascade d’absents (Maycon, Gil, Gustavo Silva, Renato Augusto, Du Queiroz, Rafael Ramos et Cantillo) et se retrouve à hésiter entre la satisfaction d’avoir livré un bon match avec une équipe décimée et la déception de devoir se rendre en Argentine avec absolument aucune avance au compteur. Cette avance, les hommes de Vitor Pereira auraient pu l’avoir avec une meilleure efficacité : Adson à deux reprises ou encore Roger Guedes, notamment sur le penalty bêtement concédé par Rojo mais une fois encore magnifiquement sorti par Rossi, en ont été les principaux symboles. De son côté, Boca a eu du mal à exploiter les espaces, avec un Zeballos loin de son niveau habituel et un Villa peu décisif, mais aurait tout de même pu aller chercher un résultat, sans un Cássio des grands soirs, à l’image de son incroyable parade devant Pipa Benedetto en première période. Conséquence, dans un climat d’extrême tension (car de Boca caillassé, nouvelles insultes racistes de la part des « supporters » argentins dans le stade), les deux équipes se séparent sur un nul sans but qui laisse tout le champ des possibles au retour.

Le seul véritable ballotage est donc pour l’Athletico Paranaense. Le champion paraguayen, Libertad, a semble-t-il oublié d’entrer dans le match puisqu’il ne fallait que cinq minutes à Vitor Roque pour tromper Martín Silva. Le but avait l’avantage de réveiller les visiteurs qui enfin reprenaient leurs esprits et se montraient enfin menaçant avant d’être récompensés en milieu de premier acte. Le but de Tito Villalba a ainsi permis aux hommes de Daniel Garnero de revenir dans la rencontre, il a fini par les exposer. Car plus en confiance, le Guma n’a pas reçu les avertissements envoyés par les hommes de Scolari qui ont finalement repris l’avantage à la demi-heure et auraient même pu prendre le large avec notamment deux véritables situations dans le dernier quart d’heure du premier acte. La deuxième période a été plus serrée, les deux équipes réduisant aussi les espaces avec un Libertad dangereux essentiellement sur phases arrêtés quand le Furação s’est procuré deux situations par Cuello et Terans, sans creuser l’écart. Il n’y aura donc qu’un but d’avance pour les hommes de Felipão à défendre au Paraguay la semaine prochaine, preuve que ces huitièmes de finale pourraient bien être plus serrés que prévu.

Corinthians 0-0 Boca Juniors

Athletico Paranaense 2-1 Libertad

Photo : Franklin Jacome/Getty Images

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