Christophe Galtier : « Je suis ému et fier » | OneFootball

Christophe Galtier : « Je suis ému et fier »

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Dans la foulée de sa signature, le nouvel entraîneur du Paris Saint-Germain a répondu aux questions des médias du club. Extraits.

Coach, vous êtes le nouvel entraîneur du Paris Saint-Germain. Quel est votre premier sentiment ?

« Tout d'abord, quand on devient l’entraîneur du Paris Saint-Germain, on devient l’entraîneur d'un des plus grands clubs au monde, avec une exposition mondiale, le Parc des Princes, Paris, la capitale, le Paris Saint-Germain et ses magnifiques couleurs… Il peut évidemment y avoir beaucoup de pression, mais ce n'est pas comme ça que je le ressens. J’étais évidemment fier et même un peu ému quand je suis arrivé au Parc des Princes, parce que je sais que beaucoup d'entraîneurs auraient aimé être à ma place. Après, il y a le poids des responsabilités. On a une obligation de résultats, de résultats en termes de victoires évidemment, mais aussi en termes de qualité de jeu et en termes d'image. C'est là-dessus que je vais me concentrer, dans le travail, avec mes joueurs, mon équipe technique, mon staff médical, pour faire en sorte que l'on puisse vivre une saison non pas agréable, mais une saison magnifique. »

Comment vos premiers moments au Parc des Princes en tant qu’entraîneur du Paris Saint-Germain se sont-ils passés ?

« C'est une enceinte unique ! J'ai eu le plaisir de pouvoir accéder au terrain et de voir le stade vide. C'est déjà une magnifique enceinte historique. Saison après saison, l'ambiance est de plus en plus forte, avec évidemment de plus en plus d'attentes par rapport aux objectifs et aux moyens du club, mais je suis très heureux. Je serai très content d'être cette fois sur le banc de droite pour diriger mon équipe. C'est sûrement un des stades qui vous marque le plus, de par sa beauté et son nom, le Parc des Princes. Est-ce que sur le terrain, on a des princes ? J'espère qu'on aura avant tout des joueurs de très haut niveau totalement investis derrière le projet qui a été redéfini par la direction. Je suis évidemment ému et aussi très fier de pouvoir être à l'intérieur de ce stade. »

Comment faire pour allier résultats, spectacle, communication et autorité ?

« Tout est lié. Il y a tout d'abord l'investissement, et je suis le premier exemple, avec mon staff technique et mon staff médical, mais il y a aussi l'investissement des joueurs. Il ne pourra y avoir aucun compromis sur ce que vont être non pas les règles de vie, mais sur ce que doit être l'équipe et le comportement individuel des joueurs. Il doit y avoir une obsession de la part de mes joueurs d'être vraiment un esprit collectif, une équipe, un groupe, pour que l'équipe soit encore plus forte avec les individualités dont on dispose. Si l'équipe est forte, on a beaucoup plus de chances de réussir. Quand vous avez du talent et que vous êtes déterminés, exigeants, engagés, les individualités ressortent automatiquement. C'est à ce moment que l'on doit avoir des matches agréables à suivre. Concernant la communication, il y a aussi la relation. J'ai par habitude de m'adapter au groupe et aux joueurs dont je dispose, mais il y a aussi ce que je veux imposer aux joueurs en termes d'exigence et de professionnalisme pour que le Paris Saint-Germain puisse gagner. »

Vous avez une grande expérience en Ligue 1, mais une plus petite en Champions League, ce qui a entraîné des réserves auprès de certains…

« Oui, avoir l'expérience de la Ligue permettra d’entrer rapidement dans le championnat, que je connais très bien. Je connais aussi la quasi-totalité de l'effectif, puisqu'on se croise depuis pas mal d'années maintenant. Personne ne doit oublier que si nous sommes champions en fin de saison, nous serons le seul club à avoir onze titres de champions ! Il y a aussi le Trophée des Champions et la Coupe de France, qui sont évidemment des trophées importants. Après, il y a la Champions League et je peux évidemment comprendre que certains soient sceptiques. J'ai découvert cette compétition en tant qu’adjoint, puis à Lille avec un parcours très difficile à l'époque. Mais j'ai beaucoup appris. Je vais avoir à ma disposition des joueurs de classe mondiale, et tout le monde sera focalisé. Soyons d'abord très bons, agréables à voir jouer dans notre championnat. Après, il y aura la Champions League. Quand on démarre une saison, quatre ou cinq équipes sont capables de la gagner. À la fin, il n’y en a qu’une. La dernière édition, c'était surtout de l'irrationnel. On ne gagne pas avec des noms. On ne peut pas dire : 'On va gagner la Champions League'. C'est beaucoup de travail, beaucoup d'exigence. C'est une grande volonté de la part de tout un club, des supporters et les joueurs. Mais c'est aussi avoir ce brin de réussite à certains moments. Comment fait-on pour avoir ce brin de réussite ? On essaye de maîtriser tous les paramètres autour de l'équipe et d'arriver en forme le jour J. Mais il faut reconnaître que cette saison la Champions League a montré que c’était une compétition très difficile à gagner et avec des scénarios incroyables et irrationnels que personne ne pouvait prévoir. »

Comment gérer le fait d’être désormais attendu sur tous les terrains ?

« C'est quelque chose de nouveau que je vais découvrir très rapidement, mais je me suis projeté depuis quelques semaines. Il faudra automatiquement adapter notre système de jeu à l'effectif qui sera à ma disposition, aux joueurs de talent qui vont composer cet effectif. On ne pourra pas jouer, et je ne ferai pas jouer le Paris Saint-Germain de la même manière que ce que j'ai pu le faire dans le passé, que ce soit à Nice dernièrement, mais aussi à Lille ou encore à Saint-Étienne. En revanche, grace à cette expérience, je sais de quelle manière on prépare les matches contre Paris, et il faudra trouver d'autres clés que celle trouvées quand j'étais dans le camp d’en face. Le Paris Saint-Germain est une équipe qui a la possession, qui joue contre des blocs bas, et il faut à la fois de la patience et garder ce juste équilibre pour gagner le ballon rapidement, pour maintenir tout le temps l’adversaire sous pression. »

Quelle place souhaitez-vous accorder à la formation ?

« Mon staff et moi serons très présents et nous aurons un regard très important sur la formation et la préformation du Paris-Saint-Germain. Je sais de quoi je parle : à Lille, on a été champion avec des joueurs formés au Paris Saint-Germain. On connaît tous la qualité de la formation à Paris. On connaît tous, en France et en Europe, la capacité à pouvoir trouver et faire éclore des jeunes talents de la région. À mon sens, beaucoup trop sont partis trop tôt. Nous avons l’idée, et on va essayer dans les semaines à venir de mettre en place un groupe élite pour que je puisse voir rapidement, observer et intégrer les jeunes talents du Centre de Formation. On aura une relation très forte avec ses responsables pour dégager un groupe élite, avec des joueurs qui viendront s'intégrer à l'effectif. Il va falloir alléger l'effectif actuel parce qu'il y a beaucoup de joueurs évoluant au même poste. Pour l'équilibre du vestiaire, pour avoir une bonne ambiance de travail et pour faire en sorte que tout le monde se sente concerné par un projet commun, il faudra réduire l'effectif. On le réduira, et les jeunes talents qui le mériteront viendront s'entraîner avec nous et, pourquoi pas, participer à quelques matches avec l'équipe professionnelle. »

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