Cas Suarez: l’enquête se poursuit, la situation

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Le cas Luis Suarez continue à alimenter les débats en Italie, où les anti-Juve se réjouissent d'un nouveau scandale impliquant la Vieille Dame, surtout nos amis interistes qui en oublient le cas Recoba, qui avait carrément obtenu un faux passeport. Rappelons néanmoins qu'à ce stade ni la Juventus ni même ses avocats ne sont impliqués dans l'affaire qui est décortiquée morceau par morceau par les enquêteurs fédéraux et ceux de la Fédération italienne de football, qui a également décidé d'ouvrir une enquête à ce sujet. L'enquête est toujours en cours et elle risque de durer plusieurs semaines. Il n'est pas à exclure qu'elle nous réserve des surprises, toutes les preuves et écoutes téléphoniques n'ayant pas encore été publiées.

Ce sont surtout les membres de l'Université pour Etrangers de Pérouse qui sont mis en cause. Mais la crainte est qu'un employé de la Juventus ou un représentant légal du club soit impliqué dans l'affaire. Un membre du cabinet d'avocats Chiusano, qui travaille avec la Juventus, est déjà indirectement impliquée sur base des écoutes téléphoniques, mais l'avocate Turco qui travaille pour le cabinet et qui est citée explique avoir uniquement "mis en contact le staff du footballeur Luis Suarez avec l'Université pour Etrangers de Pérouse… Il n'y a eu aucun accord, aucune négociation. Mes paroles, captées avec des interceptions téléphoniques, ont été sorties de leur contexte et elles étaient incomplètes. En effet, durant mes conversations téléphoniques, j'ai clairement demandé à ce que la procédure d'examen soit réalisée comme d'habitude, 'en présence' et sans aucun type de traitement de faveur par rapport aux autres candidats. Je présume que l'analyse plus approfondie des conversations pourra le démontrer sans l'ombre d'un doute".

La Gazzetta dello Sport nous apprend par ailleurs que le Chief Football Officer de la Juventus, Fabio Paratici, serait également cité de façon neutre et organique dans les conversations téléphoniques enregistrées. Mais on sait aussi que le jour de son arrivée à Pérouse, le 17 septembre, Luis Suarez n'était déjà plus un objectif de la Juventus.

A ce stade, rien ne prouve donc que la Juventus est impliquée, qu'il y aurait eu une sorte de corruption pour faciliter l'obtention du passeport de Suarez en vue du recrutement du joueur. Rien de tout cela n'est actuellement ressorti, absolument rien. L'avocate Maria Turco serait la seule (proche de la Juventus) à avoir été en contact avec l'Université afin d'organiser le test d'italien et elle aurait toutes les preuves nécessaires (y compris des emails) afin de démontrer qu'elle n'a joué aucun rôle dans cet examen faussé.

L'enquête se poursuit mais tant qu'aucun membre de la Juventus n'aura été officiellement et légalement impliqué dans cette affaire, le club bianconero ne risquera absolument rien. Si par contre un élément contre la Juventus fait surface, cela changera clairement la donne. Car, à la différence du cas Recoba-Inter de l'époque, l'article 32 du code de justice sportive de la Figc est aujourd'hui plus sévère et prévoit une pénalité pour "celui ou celle qui tente d'obtenir des attestations ou des documents de citoyenneté faussés ou altérés pour contourner les normes d'entrée en Italie ou les règles concernant le recrutement de joueurs extra-communautaires". Les dirigeants ou employés d'un club qui seraient reconnus responsables de cette violation risquent la suspension pour une période de minimum deux ans. Le club risque lui aussi une pénalité pour autant qu'il ait lui-même faussé et truqué l'examen. Ce qui n'est pas le cas. C'est par contre une fois de plus l'image de la Juventus qui en prend un coup.