Bordeaux - Stade rennais : de l’importance de dicter les règles du jeu

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Bruno Genesio l’a réaffirmé vendredi, deux jours après Clermont, deux jours avant Bordeaux, rien ne sert de s’enflammer. Rennes a beau avoir collé le plus gros carton de son histoire à une équipe de Ligue 1 depuis 1965, il s’agit de rester mesuré. Il faut dire que depuis la dernière trêve internationale, les Rennais vivent sur des montagnes russes. Apathiques face à Reims, ils avaient su relever le curseur face à Tottenham, avant de sombrer face à Marseille, pour renaitre face à Clermont. Pour la cinquième joute depuis le retour des internationaux, il faut désormais lancer une série.

Au moment d’analyser le succès de mercredi soir, il nous revient cette intensité mise dans le pressing, très haut. « Quand tes attaquants vont presser à 2000 à l’heure, tu ne peux pas les regarder non plus, ça suit derrière. » lâchait hier Jonas Martin, avant de conclure, « C’est la détermination qu’on met dans le pressing qui fait la différence. » Martin Terrier et Gaëtan Laborde ont donc été les premiers à presser pour vite récupérer le ballon, et ne pas le laisser aux Clermontois. Plus que tout, ils ont mené l’équipe toute entière. « Lorsque tout le monde est animé du même esprit et de la même envie de faire tout ensemble, on a la qualité individuelle et collective pour faire ce genre de match. Mais le socle de la performance, c’est la volonté de gagner les duels, récupérer le ballon, et se projeter sur une action offensive. » explique Bruno Genesio, prônant la défense en avant, bien mise en oeuvre par Jonas Martin mercredi soir.

Une fois ce pressing récompensé, Rennes a su se procurer les occasions en étant meilleurs qu’à son habitude techniquement, et grâce notamment à une belle entente entre Terrier et Laborde, ainsi qu’à la patte de velours d’un Benjamin Bourigeaud très inspiré, oscillant entre un poste d’ailier droit en phase offensive, et une place plus axiale au moment de récupérer le ballon. Flavien Tait a lui pris le jeu à son compte, donnant le tempo, remontant le ballon et donc tout le bloc. Quant à Kamaldeen Sulemana, il a été ce dynamiteur dont Rennes souffre tant lorsqu’il est absent, tout comme Jérémy Doku.

Mercredi, Rennes a dicté le jeu. Après avoir subi face à Tottenham fructueusement, puis Marseille beaucoup moins fructueusement, Genesio et les siens entendent mettre le pied sur le ballon. « On doit avant tout se concentrer sur nous, être centrés sur ce qu’on a bien fait et être capable de le reproduire. C’est le plus important. » tranche le coach, rejoint par sa sentinelle. « Je pense qu’on doit se focaliser sur nous, c’est le plus important. Il y a des paramètres à prendre en compte comme le système adverse, mais ça c’est un travail qu’on prépare la semaine. Le plus important en ce moment c’est nous, les ingrédients qu’on met dans le match. Si on se focalise sur ce qu’on met dans le match, jouer avec ambition et faire des efforts tous ensemble, il n’y a pas de raison. »

Bruno Genesio le rappelait en fin de conférence de presse, « Je ne pense pas que nos défaites soient liées au système de l’adversaire. La plupart du temps c’était lié à notre manque d’engagement. » Peu importe donc le système bordelais pour l’entraîneur du SRFC, et la spécificité d’affronter une défense à 5 défenseurs dimanche midi. A l’heure de l’audimat chinois, le Stade rennais entend dicter son jeu, quoi qu’il en coûte.

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