ASSE – L'analyse de Laurent Hess : « La Puelitique de l'autruche »

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L'ASSE se devait de réagir hier soir à Monaco après sa défaite à domicile contre Bordeaux. Mais elle n'en a pas été capable, malheureuse et trop fébrile défensivement, avec une quatrième défaite consécutive à la clé...

En laissant des éléments comme Tchouaméni, Golovine et Ben Yedder sur le banc, Niko Kovac, l'entraîneur de l'AS Monaco, avait décidé de faire tourner son effectif hier face à une équipe de l'ASSE qu'il avouait avoir du mal à évaluer, avant la rencontre. Claude Puel, privé de latéral droit avec la blessure de Maçon, a quant à lui reconduit en Principauté la défense à trois qui n'avait pourtant pas très bien fonctionné quatre jours plus tôt face à Bordeaux (1-2)... et qui n'a pas davantage convaincu sur le Rocher, avec une nouvelle défaite à clé (1-3).

Green craque, Kolo aussi

Ce 4e revers consécutif pour les Verts a été marqué par l'expulsion de Green en fin de première période. Un Green, mis dans l'embarras par sa défense, qui ne marche décidément plus sur l'eau, moins en réussite que lors de ses débuts du printemps dernier. Mais à 10 contre 11, après l'égalisation de Bouanga, enfin efficace, c'est sur un penalty concédé suite à une main stupide de Kolo que la rencontre a basculé pour les Monégasques, Ben Yedder s'offrant ensuite un doublé dans une rencontre où les Verts ont eu la malchance de tirer trois fois sur les poteaux... Evidemment, cette 4e défaite de rang n'arrange pas les affaires de l'ASSE, qui ne doit qu'au doublé du Parisien Hakimi, à Metz, de ne pas être lanterne rouge de L1. Et avec les venues de Nice et Lyon lors des deux prochaines journées, dans un stade Geoffroy-Guichard où les hommes de Puel n'ont remporté que 5 de leurs 22 derniers matches, on se dit que l'ASSE n'a peut-être pas encore vraiment touché le fond... Le tout sur fond de vente du club, avec pour pilote un Puel qui n'y arrive pas et qui, en fin de contrat, comme la plupart de ses joueurs sauf les jeunes, lesquels montrent match après match qu'ils ne sont pas au niveau de la L1, a déjà une excuse toute trouvée en cas de scénario catastrophe : le manque de moyens mis à sa disposition depuis son arrivée il y a deux ans.

L'ASSE est 19e, elle n'a toujours pas gagné de matches et reste sur 4 défaites, mais Puel est content de son équipe

Seule recrue estivale, Ignacio Ramirez, arrivé en prêt dix minutes avant la fin du Mercato, a quant à lui assisté à cette nouvelle défaite depuis le banc de touche. Puel a préféré aligné Krasso en pointe au coup d'envoi, puis faire rentrer Aouchiche et Boudebouz plutôt que l'Uruguayen. Un coaching perdant, comme si souvent, et l'on se permettra quand même de penser que pour mettre en confiance un joueur et faciliter son intégration, il y avait peut-être mieux à faire. On se permettra aussi de s'interroger sur la gestion du retour sur les terrains de Maçon, qui a enchaîné et enchaîné après son opération des croisés jusqu'à se « péter », assez logiquement. Et cela faute d'une doublure digne de ce nom à son poste, où Puel n'a pas jugé utile de prolonger Debuchy, lui qui voyait sans doute Sissoko, puis Nokoué, être capables de faire le taf. De là à espérer qu'un repreneur, cambodgien ou non, vienne mettre un grand coup de pied dans cette fourmilière, il n'y a qu'un pas que nombre de supporters ont déjà franchi, bien conscients qu'en l'état, leur pauvre ASSE file un très mauvais coton. Et avant de recevoir Nice et Lyon, ce n'est pas le discours de Puel, qui a dit hier soir qu'il était content du visage de son équipe, qui a dû les rassurer...

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