Arnaud : « J’ai réveillé ma caserne sur le but de Bakayoko contre City » | OneFootball

Arnaud : « J’ai réveillé ma caserne sur le but de Bakayoko contre City »

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Il est à lui seul le meilleur symbole du slogan « Partout, Toujours » ! Gendarme de profession originaire de Caen, Arnaud a travaillé ces dernières années dans la région de Montpellier et vit désormais à Carcassonne. Malgré de nombreuses affectations « dès l’âge de 19 ans », il a toujours été un supporter fidèle de l’AS Monaco. Mordu des Rouge et Blanc depuis l’école primaire, il ne manque pas un match de son équipe, qu’il aimerait venir voir un jour au Stade Louis-II. Avant le déplacement des hommes de Philippe Clement dans un coin qu’il affectionne, rencontre avec ce passionné de 27 ans. Portrait.

Bonjour Arnaud. Tout d’abord, d’où te vient cette passion pour l’AS Monaco, et comment t’a-t-elle suivie de partout ?

En 2003-2004 j’étais en CM2, au moment où on joue la finale de la Ligue des Champions. Et ça correspond à la période où j’ai commencé à m’intéresser au foot. Un de mes amis de l’école primaire était fan de l’AS Monaco, et il m’a transmis ça. J’ai donc commencé à suivre le Club à partir de cette épopée, et ça a continué, malgré la Ligue 2 et toutes les péripéties que l’on a pu traverser depuis. Plus fidèle que jamais !

Pour parler du présent, un joueur comme Wissam Ben Yedder, qui même avant de venir à Monaco, à l’époque de Séville, avait crié son amour le Club, forcément on y est attaché. Ensuite, si l'on doit remonter un peu plus tôt, j’ai beaucoup aimé Bernardo Silva.

ArnaudSupporter de l'AS Monaco

Quels joueurs t’ont marqué dans l’équipe de 2004 ?

Je ne vais pas être très original, mais forcément Ludovic Giuly ! C’était le petit chouchou de l’époque, et ça l’est encore aujourd’hui dans la communauté monégasque. Fernando Morientes et Jérôme Rothen également. Et puis un peu plus original, Hugo Ibarra. C’était un beau joueur. Je ne pourrais pas expliquer pourquoi, mais je l’ai beaucoup aimé, même s’il n’est pas resté longtemps. Il est passeur décisif en quart de finale contre le Real Madrid pour le but de la qualification. Probablement l’un des plus beaux buts de l’épopée !

Depuis cette période faste, quels sont ceux qui ont eu grâce à tes yeux ?

Pour parler du présent, un joueur comme Wissam Ben Yedder, qui même avant de venir à Monaco, à l’époque de Séville, avait crié son amour le Club, forcément on y est attaché. Ensuite, si l’on doit remonter un peu plus tôt, j’ai beaucoup aimé Bernardo Silva. D’ailleurs j’adorerais qu’il revienne un jour ! C’est le genre de joueurs qui caractérisent vraiment Monaco, très techniques, qui ne font pas forcément de bruit en dehors des terrains, mais qui illuminent le stade. Même à l’époque où ça allait un peu moins bien, il y avait des gars comme Juan Pablo Pino qui mettaient des paillettes dans les yeux des gens lorsqu’ils jouaient. Même si les résultats n’étaient pas là.

As-tu déjà été au Stade Louis-II, ou effectué des déplacements à l’occasion de tes différentes affectations ?

Je devais venir au Stade Louis-II en 2021, c’était le projet, mais la Covid-19 est tombée par-là. J’avais été voir l’équipe jouer à Caen à l’époque en Ligue 2. On avait pris 3-0, avec une expulsion de Danijel Subasic, qui avait été remplacé par Martin Sourzac. C’était un peu cata, mais j’étais content de les voir. Ensuite avec le boulot c’était plus difficile pour moi d’aller les voir jouer dans les villes où j’étais. Mais ça fait partie de mes résolutions de 2022 : aller plus au stade ! J’espère que Toulouse va remonter en Ligue 1 d’ailleurs, ça fera moins loin pour moi. Surtout qu’il y a les Muneg’Oc qui organisent des déplacements dans le coin, donc je m’organiserai. A l’époque je parlais avec un gars sur ASMforum, et on était allés voir un match à Caen ensemble.

Qu’est ce qui fait que malgré la descente en Ligue 2, on garde cette passion pour son club ?

C’est inexplicable ! Je pense qu’on ne choisit pas son club, c’est le club qui nous choisit. Quand on est un vrai supporter, fidèle, le club peut traverser les pires périodes, on sera toujours là. En tout cas me concernant, c’est comme ça, c’est en moi, et même si demain l’AS Monaco devait descendre en National, je resterais un fan des Rouge et Blanc. Malgré les résultats, et même si parfois ils peuvent nous énerver, on les soutient toujours.

Les résultats jouent-ils sur ton humeur justement ?

J’ai envie de dire que le résultat du week-end conditionne la semaine à venir. Et même si on joue le vendredi et qu’on perd, c’est évident que le week-end commence très mal.

J’étais en école de gendarmerie, et je m’en rappelle parce qu’il y avait le couvre-feu. Mais je regardais le match quand même et je crois que j’ai réveillé tout le couloir sur le but de Tiémoué Bakayoko. J’ai hurlé sur sa tête !

ArnaudA propos du match retour contre City en 2017

En dehors de 2004, quelle période gardes-tu en mémoire instinctivement ?

Forcément l’équipe de 2017 ! On avait l’impression qu’il ne pouvait rien leur arriver, qu’ils étaient invincibles. C’était une bande de copains, offensivement c’était exceptionnel, il y avait parfois cinq ou six buts par match. Dernièrement, c’est celle qui a amené le plus de spectacle. A chaque rencontre on savait que ça allait être incroyable.

Quel match t’a fait vibrer en particulier ?

Clairement le match retour contre Manchester City au Stade Louis-II ! J’étais en école de gendarmerie, et je m’en rappelle parce qu’il y avait le couvre-feu. Mais je regardais le match quand même et je crois que j’ai réveillé tout le couloir sur le but de Tiémoué Bakayoko. J’ai hurlé sur sa tête !

As-tu quelques maillots dans ta collection ?

Je dois en avoir sept ou huit, je suis un petit joueur par rapport à certains. Je suis en train de porter celui d’Aurélien Tchouameni d’ailleurs ! Ensuite j’ai celui de James Rodriguez, Layvin Kurzawa, Bernardo Silva, Wissam Ben Yedder… Mon préféré est celui extérieur de la fin des années 90, qui a été réédité l’année dernière, le jaune et bleu. Celui-là avec un petit flocage Marcelo Gallardo ou David Trezeguet, c’est pas mal (sourire). J’aurais aimé qu’il revienne encore cette année, je l’ai beaucoup aimé.

Que t’évoque le slogan « Partout toujours » ?

Je pense que l’AS Monaco est un club unique ! Les parcages sont souvent pleins à l’extérieur, et même partout où j’ai été affecté, j’ai souvent croisé des supporters des Rouge et Blanc dans la rue. Je pense que c’est un des seuls clubs en France où on peut trouver des petits groupes de supporters partout dans l’Hexagone. Pas à cette échelle en tout cas. Le Club grâce à ses épopées a réussi à faire naître des fans partout en France, et ça c’est unique.

Pour finir, quel joueur du Mur des Légendes garderais-tu, si tu devais n’en choisir qu’un seul ?

C’est dur (il réfléchit). Mais je pense que je dirais Ludovic Giuly, pour toutes les émotions qu’il a pu apporter durant cette épopée 2003-2004 justement. C’est grâce à cette équipe que j’ai connu le club, donc sentimentalement il y a quelque chose en plus. Je le revois encore marquer son troisième but contre le Real Madrid et courir vers le parcage en criant : « C’est nous les Galactiques ! » Cette image me revient souvent en tête, et rien que pour ça j’ai envie de dire Ludovic Giuly.

Il souhaite rajouter une dernière remarque :

Je trouve que l’idée de lancer le projet de « Socios » AS Monaco est une très bonne initiative, pour participer à la vie du Club, même si c’est à moyenne échelle. Je tenais à le dire.

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