Olympique-et-Lyonnais
·5 de abril de 2025
L'OL s'offre Lille et fait le gros coup attendu (2-1)

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·5 de abril de 2025
Dans cette Ligue 1, la vérité d’un jour est rarement celle du lendemain. Si le PSG a fini champion dès la 28e journée du championnat, sans aucune surprise, pour savoir qui sera son dauphin, la patience sera de rigueur. Car d’une journée à l’autre, chacun y va de son faux-pas pour maintenir un suspense haletant. Après l’OL et l’OM la semaine dernière, ce nouveau week-end a été fatal à Nice, Monaco, tous deux battus avant la rencontre entre les Lyonnais et Lille ce samedi soir. On disait l’OL décrocher de cette course à la Ligue des champions, il a fallu une semaine et une victoire contre le LOSC (2-1) pour que le constat soit différent. En attendant le résultat de Strasbourg dimanche, les Lyonnais sont provisoirement quatrièmes grâce à leur succès ce samedi.
Les 53 771 spectateurs présents au Parc OL attendaient forcément un rebond de leur équipe après avoir complètement raté leur deuxième mi-temps en Alsace. Pourtant, ils ont très vite déchanté. L’hommage aux deux supporters lyonnais décédés il y a 20 ans à peine terminé, le stade a été réduit au silence sur le premier corner de la partie. Deux absences de marquage ont profité à Diakité pour ouvrir le score et plonger l’OL un peu plus dans le doute. De son perchoir en tribunes de presse, Paulo Fonseca n’en croyait pas ses yeux et il n’était pas le seul. L’entame de ces joueurs a été catastrophique et comme si cela ne suffisait pas, l’OL a été obligé de faire un changement dès la 3e minute. Touché au genou sur un contact, Ernest Nuamah a dû laisser sa place à Rayan Cherki qui avait fait les frais des choix de Fonseca.
Ça n’a pas forcément changé la physionomie de la rencontre, car les Lyonnais ont subi le pressing intense du LOSC. Ils ne sont d’ailleurs pas passés loin de la correctionnelle avec une nouvelle tête de Diakité, de peu à côté (18e). L’orage passé, les coéquipiers d’Alexandre Lacazette ont cherché à mettre un peu plus le pied sur le ballon et le rapport de force s’est équilibré. Seulement, difficile de voir un réel danger sur le but de Chevalier. Toutefois, quand la formation rhodanienne a péché par manque de réalisme à Strasbourg, l’unique occasion cadré contre Lille a fait mouche. Après avoir obtenu le penalty avec une main de Meunier sur sa tête, le capitaine a pris à contrepied le portier lillois et remettre les deux équipes à égalité.
La dynamique du match s’est inversée et un centre raté de Maitland-Niles n’a pas été loin de surprendre Chevalier (41e). Dos à dos à la pause, les deux équipes ont poursuivi leur partie d’échec durant le deuxième acte. Pas forcément d’occasions franches jusqu’à cette parade de Perri dans son pur style. À la manière d’un gardien de hand, il a repoussé de la tête la frappe de Fernandez-Pardo (63e).
Un tournant dans la rencontre. Peut-être réveillé par cet exploit, l’OL a de nouveau cherché à appuyer et a été récompensé. Sur un coup de billard, la tête renversé de Tolisso a profité à Cherki, peu à son avantage depuis sa rentrée. Mais son but a libéré le Parc OL qui a poussé derrière ses joueurs pour garder l’avantage. Thiago Almada a bien cru tuer le suspense à la 89e minute, mais Chevalier s’est, lui aussi, illustré en maintenant l’espoir d’un nul pour le LOSC. La boule au ventre a été présente jusqu'au bout, mais l'OL a tenu bon et peut se projeter avec confiance sur Manchester United.