Olympique-et-Lyonnais
·29. März 2025
Pourtant prévenu, l'OL est tombé dans le piège de Strasbourg (4-2)

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·29. März 2025
Lors des dernières sorties en Ligue 1, l'OL a souvent eu l'habitude de commencer très timidement ses rencontres, avant d'accélérer après la pause, notamment dans la dernière demi-heure. Eh bien, on ne sait pas si cette formule aurait mieux fonctionné vendredi à Strasbourg, mais celle qui consistait à tout mettre en première période n'a pas eu le résultat escompté.
Dominateur avant la mi-temps, tout proche d'ouvrir le score à plusieurs reprises, l'Olympique lyonnais a laissé son adversaire dans le jeu (0-0), et sa plus grosse erreur de la soirée était peut-être là. Ensuite, les hommes de Liam Rosenior sont revenus avec beaucoup plus d'intensions, plus de tranchant, quand en face, les Rhodaniens perdaient pied.
Balayés en quelques minutes, les coéquipiers de Corentin Tolisso ont été submergés par les attaques rapides des Strasbourgeois. Et si lors des 45 premières minutes, ils parvenaient à les enfermer dans leur camp, le reste du match fut un supplice à ce sujet. Battus dans l'intensité et dans le pressing, ils ont fait exactement ce qu'il ne faut pas faire contre ce Racing-là.
Portés par leur jeunesse, l'insouciance, un peu de chance et beaucoup de talent, notamment offensivement, les Alsaciens ont finalement puni l'OL de la manière dont on pouvait le craindre. "Il y a vraiment eu deux mi-temps différentes. L'adversaire a su être efficace et en réussite en marquant deux fois en cinq minutes au retour des vestiaires, regrettait Jorge Maciel. Forcément, ça change la rencontre. On savait qu'il était important de réaliser la performance qu'on a faite dans le premier acte pour avoir des occasions et marquer des buts. Mais nous ne sommes pas parvenus à faire le plus important, à savoir mettre la balle au fond. Ce qui aurait là aussi rendu la partie différente, notamment vis-à-vis de l'ambiance dans le stade."
Si on s'attendait plutôt à une entame canon de Strasbourg, puis éventuellement à une baisse de régime, c'est en fait l'OL qui a subi ce scénario. Contrecoup physique de la trêve ou une autre explication ? Toujours est-il qu'on ne reconnaissait pas les Lyonnais si fort pour étouffer les partenaires de Mamadou Sarr avant la pause. "En deuxième période, on se fait manger lors des quinze premières minutes. On encaisse deux réalisations coup sur coup, ce qui nous fait mal. On tente de réagir, mais en prend encore deux buts supplémentaires [...] Nous n'avons pas d'excuse. Nous devons assumer nos responsabilités", a reconnu Clinton Mata.
Son entraîneur au bord de la pelouse aussi, n'a pu que constater ces manques. "Dans le deuxième acte, nous étions moins agressifs dans les duels, on rate des ballons, ils ont des phases de transition à jouer, obtiennent des corners, leurs supporters s'enflamment, a noté Jorge Maciel, adjoint de Paulo Fonseca. On était prévenus que cette équipe joue beaucoup sur l'enthousiasme. Il faut une autre maturité pour disputer ce type d'affiche."
En donnant la chance à cette formation strasbourgeoise en confiance de les faire tomber, les Rhodaniens ont tendu le bâton pour se faire battre. Pourtant, ils savaient à quoi s'attendre, le RCSA n'étant plus une surprise de notre Ligue 1 à présent. "Parfois, ce n'est pas ton jour. On a réalisé une des meilleures premières périodes depuis longtemps, avec de la maîtrise, ils n'ont qu'une seule situation. Il nous a aussi manqué de la présence et de l'efficacité, retenait Maciel. C'est une leçon à apprendre, mais on est toujours dans cette course difficile (pour l'Europe), et qui le sera jusqu'à la fin. Pour le reste, nous devrons être plus exigeants et rigoureux pendant 100 minutes s'il faut."
L'OL ne veut pas sombrer dans la sinistrose, mais le podium va s'éloigner, et ses ambitions de Ligue des champions en prennent un coup. "On avait l'opportunité de faire une bonne opération, mais ce n'est finalement pas le cas. Il reste sept journées, on ne doit pas baisser les bras, a exhorté Clinton Mata. Jusqu'à aujourd'hui, on avait fait de bonnes prestations et enchaîné des victoires. Nous devons rester positifs car tout va se décider à la fin." La venue de Lille, samedi 5 avril (21h05), donnera tout de même un indice important pour la suite. Notamment s'il faut qualifier ce revers à Strasbourg d'accident, ou s'il témoigne du niveau réel de l'équipe.