Ligue 1 : Plusieurs clubs au bord de l’implosion - ASSE | OneFootball

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·27. März 2025

Ligue 1 : Plusieurs clubs au bord de l’implosion - ASSE

Artikelbild:Ligue 1 : Plusieurs clubs au bord de l’implosion - ASSE

À moins de deux mois du verdict final, la lutte pour le maintien en Ligue 1 2025 fait rage. Si le classement reste serré, les dynamiques et les stratégies divergent totalement entre les principaux candidats à la relégation. Du MHSC à l’ASSE en passant par Reims, Le Havre ou Angers, chaque club se débat à sa manière. Tour d’horizon.

Montpellier a abdiqué en Ligue 1

Le MHSC est l’un des clubs les plus en difficulté sur le plan financier. Avec une masse salariale qui dépasse 90 % de son budget, la marge de manœuvre est quasi inexistante. La direction héraultaise a donc imposé un virage drastique : mercato low-cost, salaires encadrés, et recrutement opportuniste.


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Téji Savanier (210.000 €) reste le joueur le mieux payé du club, mais les dernières recrues (Delort, Nicolas Pays, Maksimovic) n’ont pas dépassé la barre des 40 000 € brut mensuels, certaines étant même rémunérées autour de 10 000 €. Objectif : limiter la casse, économiser, et se préparer à une descente probable. Jean-Louis Gasset a fait de son mieux pour relancer la machine, mais malgré les efforts, la relégation semble de plus en plus probable.

Le Havre : pas de primes, pas d’excès

Contrairement à Montpellier, Le Havre n’est pas plombé par des contrats démesurés. Au contraire : le HAC refuse d’accorder des primes individuelles, que ce soit pour les buts ou les passes décisives. Une philosophie assumée par le président Roussier et le directeur sportif Mathieu Bodmer, convaincus que le collectif prime sur les performances individuelles.

Le plus gros salaire du club, Daler Kouziaïev, touche 80 000 € brut mensuels, mais il n’y a pas de bonus déstabilisants dans l’effectif. Ce modèle de gestion strict, déjà appliqué à l’époque de l’OM version Roussier, a permis à un promu modeste de tenir sa place en Ligue 1, malgré un effectif limité en expérience au haut niveau. Résultat : Le Havre reste en position pour se sauver à la régulière, même sans « carottes » financières. Le HAC a toutefois dû construire sur du très court terme avec bons nombres de contrats qui prendront fin en juin. Sauve qui peut.

Angers : le boulet Adrien Hunou

À Angers, c’est le passé qui pèse. Ou plutôt un contrat XXL devenu encombrant. Cantonné à la réserve, Adrien Hunou reste le joueur le mieux payé du club (150 000 € mensuels avec primes)… sans avoir joué une seule minute cette saison. La situation est tendue. Dans un contexte de baisse des droits TV et après une descente suivie d’une remontée express, le SCO a ramené sa masse salariale de 24 à 13 M€. Ils ont également réduit son nombre de contrats et tenté de bâtir sur des profils plus abordables. Aujourd’hui, la plupart des cadres tournent autour de 50 000 €, avec quelques jeunes talents comme Estéban Lepaul ou Himad Abdelli sur des contrats très raisonnables. C'est avec cette cure que le SCO compose et se trouve en bonne position pour se maintenir.

Reims : Perte d’ambition en Ligue 1

Le Stade de Reims n’a pas échappé au virage économique du football français. Pour la première fois depuis son retour en L1 en 2018, la moyenne des salaires a chuté, passant de 36 000 € à 32 300 € brut mensuels. Le départ de figures comme Yunis Abdelhamid ou Marshall Munetsi a précipité cette chute.

Junya Ito (100 000 €/mois) reste le joueur le mieux payé, mais le reste de l’effectif est désormais composé de jeunes joueurs et de recrues "modestement" rémunérées (entre 20 000 et 40 000 €). La direction assume ce recentrage : moins de flamboyance, plus de prudence, dans un championnat devenu incertain pour les clubs à budget moyen. Mais avec des résultats en berne, le modèle rémois commence à montrer ses limites et pourraient aboutir sur une relégation !

ASSE : primes à gogo, salaires encadrés, méthode Kilmer

Depuis l’arrivée de Kilmer Sports Ventures, l’AS Saint-Étienne a changé de philosophie. Fini les gros salaires fixes, place à un système basé sur les primes de performance. Le modèle mené par Huss Fahmy, inspiré d’Arsenal, prévoit un delta de 40 % entre fixe et variable, avec des primes sur titularisations, résultats, et points pris, mais aucune incitation individuelle type but ou passe décisive.

Seule entorse à cette grille : Yunis Abdelhamid, arrivé libre avec un salaire de 100 000 € brut mensuels, à la demande d’Olivier Dall’Oglio. La masse salariale, elle, est resté maitrisé, alors que le budget global a bondi de 29 à 40 M€. Ce modèle garantit une certaine équité dans le vestiaire, mais il est impitoyable : si l’équipe ne performe pas, les joueurs perdent gros. Reste à savoir si cette pression constante permettra aux Verts de sauver leur peau en Ligue 1. A noter que parmi les 10 salaires les plus importants du vestiaire, la majorité arrive en fin de contrat cet été ou le suivant.

Une lutte acharnée, cinq méthodes, une seule issue !

Ces cinq clubs luttent pour le même objectif : rester en Ligue 1. Mais leur manière d’y parvenir diffère. Montpellier fait le dos rond en espérant atterrir en douceur. Le Havre croit en son collectif sans chèque. Angers paie ses erreurs passées. Reims tente de garder le cap tout en réduisant la voilure. Et l’ASSE joue la carte de la performance au bonus.

Qui s'en sortira ? Réponse le 18 mai.

Source : L’Équipe

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